Catéchisme Hindou
abhishekam: Bain rituel, ablution, qui se fait en versant sur une image divine, personne, ou object sacré, certaines substances indiquées par les Agamas: eau, lait, lait caillé, miel, beurre clarifié, eau de rose, et autres. L'utilité de cette cascade sacrée est, par la valeur électro-chimique de chaque substance et son caractère astral, de purifier le champ de force ésoterique de l'image divine, pour qu'il puisse servir de conducteur aux énergies divines. Voir: puja.
abîme: Gouffre très profond. Figurativement: lieu sombre où se trouve celui qui agit très mal et qui, par conséquent, se crée des karmas déplorables. Voir: adharma, enfer.
abjuration: Renoncement solennel, accompagné d'un serment. Par exemple, le sannyasi abjure la vie de famille.
absolu: Qui ne comporte pas de restriction, qui n'a qu'en lui-même sa raison d'être, qui ne dépend pas de la conscience, ni n'a de rapport avec elle en aucun de ses niveaux, du plus subtil (Satchidananda) au plus grossier (monde physique). Avec majuscule: l'ultime Réalité, Parasivam, l'indescriptible "Cela" au-delà du temps, de l'espace, de la forme, et de la cause. Voir: cause, Parabrahman, Paramatma, Parasivam, Réalité absolue, Soi-Dieu.
absolument réel: Terme qui décrit Dieu Siva dans ses trois perfections en même temps: Parasivam, Satchidananda, et Mahesvara. Ainsi est-il incrée et immuable. Et il n'évolue pas. Lui, l'Incrée, émane toute la création qui, elle, est relativement réelle. Voir: relativement réel.
Académie himalayenne: Enregistrée et établie en 1965 aux Etats-Unis sous le nom d'Himalayan Academy. Adresse: 107 Kaholalele Rd, Kapaa, Hawaii 96746-9304 USA. Elle est l'aspect de l'Eglise Saïva-siddhanta qui publie les littératures et propage l'enseignement sivaïte et hindou à travers le monde. Notamment, elle publie le journal international Hinduism Today. Voir: Eglise Saïva-siddhanta.
achariya: Titre respectueux pour l'enseignant religieux érudit. On dit aussi «assan» et «assiriyar».
adèpte: Membre d'une société religieuse, initié.
adharma: Ce qui n'est pas «dharma», ou qui est contraire à lui. Pensées, paroles ou actions qui transgressent la loi divine et ignorent la voix de la conscience. L'adharma produit des karmas néfastes, renforce les liens du moi chez l'individu, et maintient celui-ci dans des étas d'esprit inférieurs dominés par les instincts et l'intellect. Voir: mal, péché.
adhinam: Complexe monastique dans la tradition sud-indienne, qui consiste au moins d'un temple et d'un monastère. On peut également se servir de ces synonymes: madam, math ou pidam. Voir: ashram, math.
adi: Préfixe sanskrit courant qui signifie «premier».
adinatha: Sanskrit: «premier seigneur». L'un des noms de Dieu Siva. Egalement le nom de la lignée spirituelle de l'école Gorakhnath de la Natha-sampradaya nord-indienne. Cette lignée se constitue actuellement de douze ordres monastiques répartis par l'Inde du Nord et du Centre. Voir: sivaïsme Gorakhnath, Siddha-siddhanta-paddhati.
adiyar: Tamoul: «serviteur, esclave». Terme dont se sert parfois le dévot lorsqu'il adresse le divin, pour se désigner et montrer la soumission. Missionnaire «désigné» de l'Eglise Saïva-siddhanta. Pour qualifier, celui-ci doit avoir reçu l'initiation samaya (samaya-diksha), avoir fait preuve de dévouement et d'efficacité dans son travail religieux, avoir au moins vingt-cinq ans, être marié, avoir l'appui de sa femme à 100% quant à sa désignation pour ce poste, et y être formellement nommé par sa mission locale. Voir: amachar, clergé, désigner, membre confirmé, ministre, ordonné, samaya-diksha.
advaïta: Sanskrit:«pas deux». La non-dualité, le non-dualisme, soit: le monisme. Système philosophique selon lequel la réalité est ultimement une unité. Le contraire de dvaïta, dualisme. Voir: Advaïta-siddhanta, monisme.
Advaïta-siddhanta: Sanskrit: «ultime aboutissement: le non-dualisme.» Terme qui désigne la philosophie des Agamas qui gravite autour de l'ultime vérité non-dualiste: que Dieu, l'âme, et le monde sont essentiellement identiques. Se traduit en français par «théisme moniste». Voir: théisme moniste, Saïva-siddhanta, siddhanta.
Advaïta-vedanta: Sanskrit: «ultime aboutissement, ou conclusion védique: le non-dualisme.» L'un des noms qui désignent la philosophie mayavadine d'Adi Sankara, où maya se conçoit comme une illusion pure. Ce terme sert à distinguer cette école des autres écoles védantiques (il y en a cinq principales). Voir: Vedanta.
affirmation: Expression affirmative qui consiste le plus souvent d'une ou plusieurs phrases simples. Pratique où l'on répète cette expression de nombreuses fois avec grande concentration sur son sens et les images mentales qu'elle évoque. L'affirmation sert à l'individu à refaire son esprit subconscient lui-même, le plus souvent en vue d'atteindre quelque objectif ou objectifs, soient-ils matériels, psychologiques, ou spirituels. Deux exemples: «Tout ce dont j'ai besoin me sera toujours accordé.» «Je maîtrise mon esprit, mon corps, et mes émotions.» L'affirmation peut également répéter une croyance ou doctrine, telle que l'affirmation de la foi de l'Eglise Saïva-siddhanta: «Dieu Siva est Amour omniprésent, et Réalité transcendante.» Voir: subconscient.
agama: Sanskrit: «Ce qui est descendu (provient d'en haut).» Nom qu'on donne à certaines écritures saintes qui appartiennent à l'une ou l'autre des sectes hindoues, et qui font, avec les Veda, les sruti de chaque secte. Les plus anciens agamas que l'on connaissent sont sivaïtes, écrits pendant le premier millénaire a.n.è. Les agamas vishnuites et shaktites sont venus plus tard. Et tandis que les Vedas décrivent des principes philosophiques dit «généraux», les Agamas sont considérés comme «spécifiques», car ils vont dans le détail des rites et des principes yogins qui mènent à la délivrance. Ces textes sont l'aurorité sivaïte quant aux rites et tout ce qui se rapporte au temple, inclus les dévotions, l'architecture et la sculpture. Voir: Agamas sivaïtes, Saïva-siddhanta.
Agamas sivaïtes: Agama signifie en sanskrit: «Ce qui est descendu,» ou «ce qui a été reçu»--c'est-à-dire, connaissance divinement révélée. Les vingt-huit Agamas sivaïtes (ou simplement, entre Sivaïtes, les «Agamas») sont les écritures qui font autorité dans toutes les branches du sivaïsme. Ils consistent d'enseignements, et surtout d'instructions fort detaillées, se rapportant aux quatre voies spirituelles du sivaïsme, ou quatre margas--chariya, kriya, yoga, et jnana. Elles sont la source et l'autorité en tout ce qui concerne temple, rite et dévotion. Notamment, elles élaborent l'architecture du temple dans tous ses menus détails, les principes, les divers stages et aboutissements du yoga, ainsi que les connaissances tantriques du kundalini-yoga. Voir: Nandinatha, Tirumantiram, tantra.
Agama tamoul: Nom alternatif et terme d'estime et d'affection pour l'¦uvre de Tirumular, le Tirumantiram. Il est «tamoul» car il est écrit en cette langue, et il est «Agama» parce que son contenu résume les enseignements essentiels des Agamas sivaïtes. On doit noter cependant que le Tirumantiram contient et résume également les enseignements desVedas. Voir: agama, Tirumantiram.
aiguillon: Pointe de fer fixée au bout d'un long bâton pour piquer les b¦ufs, buffles, éléphants, etc. L'un des instruments que Ganesha tient traditionnellement dans la main et qui symbolise sa puissance à faire aller l'âme de l'avant dans son évolution, et ne pas s'attarder ou s'endormir. Voir: ankusa, Ganapati, Ganesha, modaka, svastika.
Aghora: Sanskrit: «qui ne terrifie pas.» L'un des noms de Dieu Siva qui signifie aussi lumière, absence de ténèbre, absence d'ignorance. Ce nom, dans les Vedas, fait partie d'une série de cinq noms de Siva, ou mantras, exceptionnellement significatifs et puissants. Sert aussi à nommer une secte sivaïte dite du «chemin de la main gauche» dont l'austerité et les rites vont jusqu'à effrayer le témoin. Par ces moyens tantriques et bizarres, ils tâchent de transcender la personnalité humaine et atteindre au divin. Voir: Aja, Isa, Tat-Purusha, Vama.
Agni: Dieu du feu, ou essence de l'élément, le feu, que l'on invoque durant les cérémonies de feu védiques-agamiques, qui se nomment homa, havan ou yajna. Voir: homa, Indra, Prajanya, Pushan, yajna, Yama.
ahatturavu: Mot tamoul: se défaire des attaches en renonçant au moi. Le serment du moine qui renonce au monde.
ahimsa: La non-violence dans l'action, la parole, et la pensée. Voir: yamas.
aïpassi: Tamoul: le moi lunaire de la mi-octobre à la mi-novembre.
Aja: Sanskrit:«Celui qui n'est pas né, qui existe depuis l'éternité.» L'un des noms de Dieu Siva usité dans le Rig-Veda, où il sert à décrire l'Etre primordial, l'Incréé. L'un de cinq noms à Siva qui, dans les Vedas, fait partie d'une série de cinq noms, ou mantras, très significatifs et puissants. Voir: Aghora, Isa, Tat-Purusha, Vama.
akasha: Sanskrit: «Invisible». L'éther, ou firmament intérieur. Conception vaste qui comprend l'idée du «cinquième élément» du plan physique, les cinq étant: la terre, l'air, le feu, l'eau, et l'akasha. L'akasha se perçoit en tant que région éthérique, ou fluide subtile qui emplit l'univers. Encore plus profondément, akasha nomme les régions superconscientes de l'esprit. C'est par la pénétration psychique de l'akasha que les grandes connaissances cosmiques sont recueillies, telles que celles qui dévoilent tout le cercle du temps, d'où l'on peut voir le passé, le présent et l'avenir. Voir: éther.
alii: Mot hawaiien qui désigne chef, roi, reine, famille royale ou ce qui leur appartient.
Allah: Dieu dans la religion islamique. Voir: Islam, Mohammed.
amachar: Mot tamoul: «ministre». Membre du clergé d'une église. Dans l'Eglise Saïva-siddhanta, le ministre est soit «désigné» ou «ordonné». Pour qualifier, le candidat doit être membre confirmé de l'Eglise, avoir fait preuve de dévouement et d'efficacité dans son travail de missionnaire, avoir au moins cinquante ans, être marié, et jouir de l'appui à 100% de sa femme quant à sa candidature pour ce poste. Il doit aussi avoir reçu la nomination de sa mission locale. Après avoir servi pendant deux termes de deux ans chacun, le ministre désigné peut être ordonné. Voir: désigner, ordonner, membre confirmé, ministre.
âme: Un corps spirituel, immortel, et lumineux, dont l'essence est éternelle, incréée et identique à Dieu Siva en tant que Satchidananda et Parasivam. L'âme donne la vie à tous les aspects de l'individu et se réincarne maintes et maintes fois jusqu'à ce que tous les karmas nécessaires soient créés et puis résolus, et que son identité essentielle à Dieu Siva soit realisée. L'âme, dans les Vedas, se nomme atman. Voir: atman, évolution, Ame primordiale.
Ame primordiale: Siva, l'Ame originelle, incréée, et parfaite (non évoluante). En tant qu'Ame primordiale, Siva crée (par émanation) une quantité innombrable d'âmes individuelles dont l'essence demeure identique à lui-même (en tant que Satchidananda et Parasivam). Voir: âme, Mahesvara, Nataraja, perfection.
anahatha-chakra: Le chakra du c¦ur, ou quatrième centre psychique. Voir: c¦ur.
ananda: Sanskrit: «béatitude». La joie pure qui provient de l'expérience spirituelle, et surtout celle des hauts ou divins états d'esprit. Mot qui sert aussi à décrire l'ominiprésence divine, par exemple dans le mot Sat-chit-ananda. Voir: Chit, Sat, Satchidananda.
anava: Provient du mot «anu» qui signifie: extrêmement petit. Le sens du moi, ou sens d'être séparé de Dieu. Ignorance. Anava est le sens de notre petitesse et de notre individualité, et l'une des trois mala, ou impuretés, ou liens, les deux autres étant karma et maya. Anava est la cause de l'illusion que nous sommes séparé de Dieu, autre que lui. Elle est la dernière des malas, ou impuretés, à être brisée dans la poursuite de l'union mystique ou réalisation du Soi. Voir: karma, maya, pasam, réalisation du Soi.
anbe: Forme de anbu, mot tamoul signifiant «amour».
ange: Provient du grec, «angelos», qui signifie «messager». L'équivalent occidental de deva. Voir: deva, Devaloka, dieu, mahadeva.
aniconique: Signifie littéralement, «sans forme, sans représentation». L'image d'un dieu est dite aniconique lorsqu'elle ne cherche pas à le représenter directement, ne lui donne pas une forme corporelle, et se contente de ne l'indiquer que symboliquement. Le Sivalingam, par exemple, est aniconique parce qu'il représente symboliquement l'aspect absolu de Dieu. Ce mot sert aussi à décrire les traditions religieuses qui ne se servent pas d'image en adorant Dieu. Voir: Sivalingam.
ankusa: L'aiguillon du Seigneur Ganesha, qui symbolise sa puissance à repousser les obstacles qui se soulèvent devant nous.
anugraha-shakti: Voir: grâce révélatrice.
Appar: Tamoul: «Père». Nom affectif donné à saint Tirunavukkarasu (VIIe s.), l'un des quatres saints principaux du sivaïsme. Né jaïniste, il se convertit au sivaïsme, et ramène vers Siva un grand nombre de Sivaïtes qui avaient embrassé le jaïnisme. Il représente surtout l'esprit du service rendu au temple, qualité qu'il avait perfectionnée. Il prêchait avec ferveur par tout le Tamil Nadu, et louait Siva par des chansons magnifiques qu'il avait composées lui-même, et qui font aujourd'hui partie des écritures saintes, les devaram. Il vivait en même temps que le jeune saint Sambandar qui était le premier à l'appeler «Père» ou «Appar». Voir: Manikkavaçagar, Nayanars, Sambandar, Samaya-achariya, Sundarar.
aranyakas: «Livres de la forêt». Nomme la troisième section de chacun des quatre Vedas, qui contient les yajnas, ou cérémonies du feu, ainsi que les explications du sens mystique de celles-ci et de leur utilité. Voir: brahmanas, samhitas, Upanishads, Vedas, homa.
arati: Flamme de la lampe cérémoniale dont le combustible est le plus souvent huile, camphre, ou beurre clarifié, et qu'on passe rituellement devant une sainte personne, ou devant le dieu du temple ou de l'autel familial au point culminant du puja. Cette action produit un effect psychique qui permet à la shakti divine de se manifester et se diriger vers le dévot. Le prêtre passe ensuite cette flamme aux dévots qui la reçoivent en passant le bout des doigts à travers la flamme, et les portant ensuite aux yeux. C'est ainsi qu'ils absorbent la shakti, qui est la bénédiction. Ce mot sert aussi à désigner toute cérémonie qui se culmine ainsi, et surtout s'il s'agit d'un puja très bref. Voir: puja.
archana: Un puja écourté qui se célèbre au nom d'un individu, d'une famille, d'un groupe quelconque, et que celui-ci ou ceux-ci ont demandé pour quelque bénédiction ou éclaircissement divin. Le mot signifie spécifiquement les noms du dieu qu'on va répéter au cours de cette cérémonie.
Ardhanarisvara: Sanskrit: «Seigneur moitié femme». Représentation ou murthi de Dieu Siva où sa moitié droite est masculine, tandis que la gauche est féminine, image qui symbolise les courants d'énergie psychiques ida et pingala se réunissant et se confondant. Le Seigneur Siva en forme de Dieu androgyne en qui tous les opposés se réconcilient. Sa perfection deuxième, Satchidananda, ou Conscience pure. Voir: murthi, Nataraja, Satchidananda, Sivalingam.
asana: Sanskrit: «Place assise, position». L'une ou l'autre des diverses positions qu'on prend pendant les pratiques de hatha-yoga ou de méditation. Le troisième des huit yogas de Patanjali. Le padmasana, position du lotus aux jambes croisées, est la mieux connue des asanas. Mais il y a nombre d'autres positions qui équilibrent les énergies du corps et de l'esprit, au profit de la santé et de la sérénité. Peut aussi désigner l'endroit où se fait la pratique yogine ou méditative, ou encore la natte, ou tapis, sur quoi on s'assied à ce moment-là. L'un des éléments très importants de la sadhana des nathas. Voir: ashtanga-yoga, hatha-yoga.
ascète: Personne qui, pour des fins spirituelles, mène une vie contemplative et, le plus souvent, rigoureusement disciplinée et austère.
ascètisme: Les pratiques ou la vie de l'ascète. Implique abnégation de soi, discipline rigoureuse, tapas, jeûne, silence, etc. Désigne aussi la doctrine religieuse qui maintient qu'un tel régime mène aux états spirituels supérieurs. Voir: ascète, sadhana, tapas.
ashram: Sanskrit: «Lieu ou l'on s'évertue.» Refuge spirituel, demeure d'un saint, sadhu, ascète, ou guru qui instruit en religion. Peut être un lieu très humble où habitent guru et disciples, monastère, ou institution appartenant à quelque communauté telle que: école, auberge pour pèlerins, imprimerie, bureaux d'¦uvres charitables. Voir: adhinam, monastère, math.
ashrama: L'une des quatre époques de la vie humaine dont, selon les enseignements védiques, chacune comporte son dharma propre. Voir: brahmachariya, grihasta, sannyas-dharma, vanaprastha.
ashrama-dharma: Le dharma (voie de la réctitude) qui décrit les dispositions naturelles du corps, de l'esprit et des émotions pendant chacun des quatre stages de la vie, ainsi que les devoirs à accomplir et les compétences à acquérir pendant chacun de ces stages. Les quatre sont: celui d'étudiant, de maître de maison, de conseiller aîné, et de solitaire religieux. Voir: brahmachariya, dharma, grihastha, sannyas, vanaprastha.
ashtanga-yoga: Le système de yoga en huit branches que le rishi Patanjali codifia vers l'an 200 a.n.è. Les huit branches sont les restrictions (yama), les pratiques (niyama), les positions yogines (asana), la maîtrise du souffle (pranayama), le retrait des sens (pratyahara), la concentration (dharana), la méditation (dhyana) et la contemplation (samadhi). Voir: asana, concentration, contemplation, dharana, dhyana, méditation, niyamas, pranayama, pratyahara, samadhi, yamas, yoga.
aspirant: Celui qui désire atteindre certains objectifs, ou un mode de vie, spirituels. Dans l'Eglise Saïva-siddhanta, on nomme «aspirant» celui qui participe à un programme qui le pràpare à la vie de moine. Les aspirants portent l'habit blanc et font v¦u de pureté pour une période de six mois, vivant dans un milieu monastique. Voir: suppliant, postulant.
assan: Terme de respect signifiant: un enseignant.
astral: Relatif aux astres. Par extension, relatif aux dimensions subtiles (`non physiques) du Deuxième Monde. La «force astrale», ou magnétisme, ou énergie, provenant de ce monde peuvent se ressentir psychiquement dans le Premier Monde. Voir: Devaloka, Narakaloka, Deuxième Monde, plan, plan subtil, corps astral.
asura: Sanskrit: «non spirituel». Un être du Deuxième Monde qui habite le plan astral inférieur. On dit parfois «démon». Ces êtres sont capables d'entrer en communication avec les habitants de ce monde physique, et d'influer sur leurs vies, ce qui cause pour ces derniers, des ennuis plus ou moins lourds de conséquences. Mais les asuras évoluent, eux aussi, et ne se trouvent pas éternellement dans cette situation. Voir: Deuxième Monde.
Atharva-Veda: Sanskrit: «Sagesse d'Atharva». Atharva est l'individu qu'on considère l'auteur de ce quatrième des Vedas et le plus récent. Ce Veda se compose de 720 cantiques recueillis en vingt «livres». Chacun de ces cantiques est originel à ce Veda, c'est-à-dire qu'aucun n'est «emprunté» au Rig-Veda, contrairement aux autres deux Vedas. Bien que ses cantiques soient magnifiques, et qu'il ait la renommée d'être «le Veda de la prière», car il contient nombres d'invocations et formules magiques, l'Atharva ne ne s'utilise pas (ou ne s'utilise plus) pour les rites. Mais il a toujours une grande importance, car, par ses profonds passages philosophiques qui nous rapellent les Agamas, il sert de pont entre les formules et cantiques des autres Vedas plus anciens, et les Upanishads. «Atharva» est aussi l'un des noms de Dieu Siva. Voir: Rig-Veda, Sama-Veda, Vedas, Yajur-Veda.
atma: Sanskrit: «Souffle». Ame dans les deux de ses aspects: 1) en tant que corps lumineux qui est l'âme individuelle, et 2) en tant que son essence qui est à la fois Satchidananda et Parasivam. L'âme se distingue de la personnalité ou individualité externe avec lesquels l'être humain non illuminé s'identifie. Voir: Brahman, absolu, Paramatma, Parasivam, Réalité absolue, Soi-Dieu.
atman: Voir: atma.
atmartha-puja: Rituel que le dévot célèbre, et dévotions qu'il fait chez lui à son autel familial pour invoquer Dieu et les dieux. Voir: dieu, puja.
au-delà de la forme: Formule qui veut décrire ce qu'on ne peut décrire, l'Absolu, Dieu «au-delà du temps, de l'espace, et de la forme». Ce qui n'a pas de forme, en aucun des sens de «forme», qu'il s'agisse de configuration extérieure, de nature, d'essence, de couleur, de son, d'énergie, ou même de conscience pure. Ce qui transcende le domaine où tout se conforme aux lois de la forme. Voir: forme, absolu, Parasivam.
AUM: Syllabe mystique de l'hindouisme, décrite dans les Upanishads comme comportant l'existence entière, dont le passé, le présent, l'avenir, et le Soi de toute chose, Paramatma. AUM est le son originel, et germe de tout autre son, la vibration première non differenciée qui donne la vie à toute autre manifestation. On associe l'AUM au Seigneur Ganesha. S'écrit aussi Aum ou Om, et se prononce: ah-ou-'mm... Voir: nada, Pranava Aum, Sabdhabrahman.
Aum Tat Sat: Sanskrit: «Aum, Cela est Vérité.» Formule qu'on retrouve souvent dans les chants et cantiques sacerdotaux, et généralement en phrase finale. L'une des grandes formules (mahavakiam) védiques. Voir: mahavakiam.
aura: Un champ d'énergie subtile et lumineuse qui enveloppe le corps humain, ayant un diamètre de deux mètres environ, allant parfois jusqu'à cinq mètres. L'auréole, le disque d'or qui entoure la tête des saints dans la peinture traditionnelle, représente une partie de l'aura. Chacun a son aura, celle des êtres avancés étant plus brillante, et ayant des couleurs plus vives ou pures que d'ordinaire. C'est l'¦il psychique qui perçoit l'aura, et les nombreuses couleurs qui la composent. Chacune des couleurs de l'aura indique l'état des pensées et des émotions de l'individu, et par conséquent, les couleurs changent de ton à chaque fois que l'état d'esprit de l'individu se transforme. Voir: clairvoyant.
augure: Au propre: présage qu'on tire, le plus souvent, d'un signe céleste. Le concept de «bon augure» est essentiel à la vie quotidienne de l'Hindou, le calendrier indiquant les jours, et souvent les heures, de bon augure pour diverses espèces d'activités et entreprises.
austérité: Au pluriel équivaut «acétisme» et traduit le sanskrit: tapas. Pratique de disciplines et d'abnégation de soi pour arriver à des fins spirituelles. Voir: acète, acètisme, sadhana, tapas.
Auvaïyar: Tamoul: «femme âgée et estimée». Poète et sainte tamoule du IXe s. Jeune femme, elle était d'une beauté exceptionnelle. Mais elle trouvait cette qualité un handicap à ses élans spirituels, et renonça enfin à tout pour s'adonner à une vie de dévotion et de mysticisme. Elle fut initiée dans une école de kundalini-yoga nommée Lambika, et devint célèbre pour ses poèmes ésotériques dédiés le plus souvent au Seigneur Ganesha, et pour ses écritures très simples destinées à enseigner la religion et la moralité aux enfants.
avatar: Voir: incarnation.
beurre clarifié: Ce qui reste du beurre après qu'on l'a fondu, bouilli et tamisé. Substance extrêmement pure et aux nombreuses vertus. Remplace souvent l'huile ou le camphre dans les lampes du temple. Ingrédient important dans les rites du feu (homa). Voir: homa, puja.
bhajan: La pratique de chanter seul, ou en groupe, les chants, chansons et cantiques de dévotion.
bhakta: Dévot. Voir bhakti
Bhaktavignavinasana: Sanskrit: «Celui qui est assis dans la position apte à enlever les obstacles du chemin des dévots.» L'un des noms du Seigneur Ganesha. Voir: ankusa, Ganapati, Ganesha.
bhakti: La dévotion, la pratique ou le chemin spirituel qui consiste à exprimer son amour pour Dieu, et sa soumission à lui.
Bhuloka: Le monde physique, ou Premier Monde, qu'on perçoit par les cinq sens.
bible: Au propre: «livre». Désigne le plus souvent le livre saint des Chrétiens, mais peut également désigner les écritures essentielles des autres religions. L'Eglise Saïva-siddhanta a recueilli et publié une Sainte Bible de la religion hindoue-sivaïte, qui comporte plusieurs écritures sivaïtes essentielles. Voir: catéchisme, crédo.
bilva: Arbre sacré à Dieu Siva.
Bouddha: Sanskrit: «l'illuminé, Celui qui est éveillé». Nom qu'on a donné à Siddhartha Gautama, environ 580 à 460 a.n.è., prince des sakya (tribu hindoue-sivaïte qui vivait en Inde orientale, près de la frontière du Népal). Il devint moine et renonça au monde. Après son illumination, il prêcha certaines doctrines dont on se servit, quelques générations plus tard, pour fonder la nouvelle religion: le bouddhisme. Dans certaines sectes, Bouddha peut aussi bien nommer des êtres célestes autres que le Gautama. Voir: bouddhisme, Hinayana, Triratna.
bouddhisme: La religion qui se base sur les enseignements de Siddhartha Gautama, dit le Bouddha. Il nia la conception d'une âme individuelle et ne prêcha pas l'existence d'un Dieu personnel. Il enseigna plutôt que l'homme doit chercher, d'une part, à se perfectionner en évitant avidité, haine, et illusion, et d'autre part, l'illumination par la réalisation des Quatres Vérités en suivant le Noble Chemin Octuple. Les Quatre Vérités: 1) la douleur fait partie intégrante de toute vie, 2) l'origine de la douleur est dans le désir, 3) la douleur s'anéantit lorsque le désir est supprimé, 4) la voie à suivre est par consequent de supprimer le désir progressivement par la méditation et la moralité qu'implique le Noble Chemin Octuple. Les huit branches de ce dernier sont: 1) foi pure, 2) volonté pure, 3) langage pur, 4) action pure, 5) moyens d'existence purs, 6) application pure, 7) mémoire pure, et 8) méditation pure. Le bouddhisme émigra de l'Inde, sont pays d'origine, et compte à présent environ trois cents millions d'adhérants. Voir: Buddha, Hinayana, Triratna.
Brahma: Dieu Siva en son aspect de Créateur de l'univers. Premier de la «Trinité hindoue». Voir: Mahesvara, Nataraja, Vishnu.
brahmachari: Homme célibataire, et aspirant spirituel qui pratique la chasteté, s'adonne aux pratiques religieuses, dont la sadhana, la piété, l'enseignement et le travail désinteressé. Il se peut qu'il ait fait quelques simple v¦ux. Voir: brahmachariya.
brahmacharini: Femme célibataire, et aspirant spirituel qui pratique la chasteté, s'adonne a certaines pratiques religieuses, ¦uvres de dévotion, l'enseignement aux enfants, et le travail désinteressé. Il se peut qu'elle ait fait quelques simple v¦ux. Voir: brahmachariya.
brahmachariya: La continence non seulement par les action, mais par les paroles et le pensées, et en toute matière indigne de l'âme. Le nom de la première ashrama, ou période de la vie. Voir: ashrama-dharma, grihasta, vanaprastha, sannyas-dharma.
Brahman: Se distingue de «Brahma», (sans n). L'un des noms, usité dans les Vedas, du Dieu Suprême, et qui le désigne en tant qu'Absolu transcendant, énergie omniprésente, ou Seigneur suprême et Ame primordiale. Brahman correspond donc parfaitement à Dieu Siva en chacune de ses perfections, ou en toutes les trois en même temps. Voir: Parabrahman, Parasivam, Soi-Dieu, réalisation du Soi, perfections.
Brahmanas: L'une des trois parties de la section des rites de chaque Veda, qui s'intéresse surtout aux détails des rites du feu (voir homa) et à certains devoirs et règles de conduite. Voir: Aranyakas, Samhitas, Upanishads, Vedas.
brahmane: Qui appartient à la première et plus haute des quatre castes principales de l'ancien système social védique, système qui continue jusqu'à nos jours en Inde (et ailleurs), malgré qu'il y soit officiellement banni. Les écritures védiques et certains dharma-shastras hindous confèrent au brahmanes la responsabilité de diriger en matières religieuses, et surtout dans l'enseignement religieux et dans le sacerdoce. Voir: caste, pandaram, prêtre.
camphre: Substance aromatique cristallisée qui s'extrait du camphrier (laurier de l'Asie orientale et de l'Océanie). On brûle et offre la lumière de cette substance dans la lampe destinée à cet usage pendant l'arati, où offrande des lampes, point culminant du puja. Se dit karpura en Sanskrit. Voir: arati, puja.
canon: Décret, règle concernant la foi où la discipline religieuse.
canoniser: Déclarer officiellement que tel individu est un saint, où sanctionner une telle décalaration.
castes (système des): Système social hiérarchique établi dans l'Inde antique par les prêtres brahmanes, qui est banni par la constitution présente de l'Inde. Mais il est toujours en vigueur à bien des points de vue. La caste de l'individu se décidait par sa naissance et profession.
catéchisme: Livret qui enseigne une certaine religion et ses pratiques et principes au moyen de questions et de réponses. Voir: crédo.
céleste: Relatif au ciel, au firmament, au divin, au Sivaloka ou Devaloka, et aux êtres angéliques et dieux qui habitent ces régions. Se dit d'un évènement où l'on sent le concours des devas où des dieux. Voir: divin, éthérique, psychique, deva, mahadeva.
célibat: Au propre: état d'une personne non mariée. Par extension, état de celui où de celle qui pratique la continence totale, où encore: qui a fait v¦u de ne jamais se marier. Voir: brahmachari, brahmacharini, brahmachariya, continence.
cendres: Saintes cendres. Cendres blanchâtres, en forme de poudre très fine qui sont essentielles au culte sivaïte, et font la substance des marques sectaires que le Sivaïte porte au front. Voir: vibuthi.
cénobite: Moine qui vit en communauté, membre d'un ordre religieux qui vit dans un monastère. Contraire de celui qui vit en solitaire, où ermite.
Voir: ermite.
Chambre d'or: Chambre de la Conscience dans le Troisième Monde où Dieu suprême Siva Nataraja danse la Danse cosmique, ou Danse de l'existence. Cette vaste salle à la lueur d'or, l'homme la contient en lui, au c¦ur de son sahasrara chakra, au sommet de la tête. On donne aussi ce nom au garbagriha du temple à Siva Nataraja de Chidambaram, en Inde du Sud, qu'on dit être le lieu où se situe le centre du cosmos, de tous les univers. On dit aussi que si les saintes cérémonies du temple de Chidambaram venaient à cesser, ce serait toute l'existence qui s'éteindrait. Voir: tandava, Chidambaram, Nataraja, sahasrara-chakra, garbagriha.
chakra: Sanskrit: «roue». Un lieu de concentration d'énergie et de conscience situé dans les corps intérieurs de l'être humain. Ce sont les centres nerveux, plexus et ganglions, ainsi que les glandes qui correspondent aux chakras principaux, qui se trouvent dans le corps physique, le long de la colonne vertébrale, du bas jusqu'au sommet du crâne. (Notons qu'il y a correspondance, et non identite entre les chakras et les centres nerveux, glandes, etc.) Il y a sept chakras principaux qui sont les plus connus et les plus souvent décrits dans les livres. Mais en réalité, il y en a d'autres encore. On peut voir les chakras par l'¦il psychique; ils ressemblent à des lotus aux nombreuses pétales de diverses couleurs. Voir: c¦ur, manipura-chakra, muladhara-chakra, nadi, sahasrara-chakra.
chariya: Sanskrit: vie de travail désinteressé, vécue selon les principes d'éthique. Dans le Saïva-siddhanta, le premier des quatre marga, chemins successifs, étapes, ou encore: périodes majeures de la vie humaine qui marquent et sectionnent le développement spirituel de l'individu. Les trois autres margas sont: kriya, yoga, et jnana. Chaque marga comporte ses disciplines particulières destinées à mener vers certains buts spirituels. Pendant l'époque chariya, le dévot se perfectionne dans le travail désintéressé. Il peut se rendre utile au temple, à nettoyer, y apporter fleurs et autres articles et produits nécessaires. C'est aussi la période où on se perfectionne progressivement en moralité et en bonne conduite. Voir: jnana, kriya, marga, Saïva-siddhanta, yoga.
chaste: Qui se conforme aux règles de la décence, la pudeur, et la modestie. Se dit d'une personne dont l'activité sexuelle est pure. Il peut s'agir d'une personne mariée qui est fidèle à son époux, où d'un moine qui s'abstient tout à fait de l'activité sexuelle. Voir: célibat, continence.
Chellapaswami: Tamoul: «père riche». Le siddhar solitaire qui était le Satguru de Siva Yogaswami (l840-1915), vivait à la péninsule de Jaffna à Sri Lanka, dans une petite case près du temple Nallur-Kandaswami (Muruga). Voir: Kadaïtswami, Sivaya Subramuniyaswami, Yogaswami, guru-paramparaï de Siva Yogaswami.
Chidambaram: Tamoul: «foyer de la Conscience, ou foyer de la Connaissance pure». Un temple à Siva-Nataraja en Inde du Sud, très ancien et hautement vénéré. Voir: Nataraja, tandava.
chit: Conscience, connaissance pure. Dans le Saïva-siddhanta, chit est l'Esprit divin de Dieu Siva. Ne pas confondre avec chitta, qui signifie esprit subconscient. Voir: ananda, Sat, Satchidananda.
clairaudience: Ouïe claire et capable d'entendre les sons des autres mondes. Ouïe psychique. Faculté d'entendre par les oreilles des corps subtils, soit le corps astral, le corps mental et ou le corps lumineux de l'âme. Capacité à entendre les courants subtils du système nerveux, l'Aum, et autres sons mystiques. Savoir capter mentalement les communications par la pensée/conception des êtres des mondes subtiles, ou de ce monde physique. Et enfin, la capacité d'entendre à une grande distance. Voir: clairvoyance, psychique, siddhi.
clairvoyance: Au propre: lucidité, vue claire et pénétrante des choses. Par extension: vue claire et capable de pénétrer dans les autres mondes. Vue psychique. Faculté de vue des yeux des corps subtils, soit le corps astral, le corps mental où le corps lumineux de l'âme. Capacité à voir dans les mondes subtiles, et percevoir les auras, les chakras, les nadis, les formes mentales, les forces subtiles du monde astral et des régions superconscientes. Et enfin, la capacité de voir à une grande distance, ou voir le passé ou l'avenir. Voir: clairaudience, psychique, siddhi.
clergé: Ensemble des personnes autorisées à travailler en religion, tels que gurus, ministres, missionnaires, prêtres, swamis, etc. Dans l'Église Saïva-siddhanta, le clergé est en trois catégories: 1)le clergé laïque qui n'est pas «ordonné» et s'adonne à des tâches relativement simples, 2) le clergé désigné qui n'est pas ordonné mais qui est chargé de certaines responsabilités par quelque autorité religieuse, et généralement pour un temps délimité, et 3) le clergé ordonné qui est investi, par quelque haut personnage reconnu tel qu'un Satguru, d'une autorité spirituelle pour accomplir quelque devoir precis. Voir: adiyar, amachar, ordonné, ministre, swami.
c¦ur: Chakra du c¦ur. Sanskrit: Anahata-chakra. Le quatrième chakra (comptant du bas), plexus, ou concentration nerveuse, situé près du c¦ur, qui gouverne la perception et la compréhension. Voir: chakra, muladhara-chakra, manipura-chakra, sahasrara-chakra.
Columbuthuraï: C'est en ce simple village au nord-ouest de Sri Lanka, près de Jaffna, que Siva Yogaswami (1872-1964) le célèbre Siva-jnani, faisait ses tapas, vivait dans une hutte couverte de chaume, et irradiait ses enseignements par le monde. Voir: Jaffna, Yogaswami, guru-paramparaï de Siva Yogaswami.
communion: Union dans une même foi et dans un même état d'esprit. «Communion au temple» désigne cette même union entre le dévot et Dieu (où le dieu). Voir: communier.
communier: Eprouver, ou agir selon, l'union dans les idées et les sentiments. Communiquer intimement, se rapprocher psychologiquement, partager librement ses pensées et sentiments. «Communier au temple» désigne l'un où l'autre, ou l'ensemble, de tels rapprochements entre le dévot et Dieu (ou le dieu). Voir: communion.
concentration: Action de diriger l'esprit dans une seule direction, ou sur un seul sujet. La concentration existe lorsque toutes les énergies de l'esprit conscient et subconscient sont activement dirigées en direction de quelque objectif, sans distraction. Le sixième des huit yogas du système ashtanga-yoga. Si la concentration est soutenue pendant quelque temps, elle débouche automatiquement sur la méditation. Voir: esprit conscient, esprit subconscient, ashtanga-yoga, méditation.
confession: Aveu de ses fautes ou péchés qu'on addresse soit en silence au dieu du temple, ou par la parole à son guru ou précepteur. Cette pratique est purifiante, mais ne suffit pas, à elle seule, à absoudre le karma correspondant. Voir: expier, pénitence.
confirmation: Action de rendre quelqu'un plus ferme, plus assuré dans ses opinions ou croyances. En religion: cérémonie par quoi on admet une personne comme membre à plein titre dans une église, et où elle prononce quelque serment. Il faut, normalement, avoir suivit un cours et réussi à certaines épreuves avant de qualifier. Voir: membre confirmé.
congrégation: Groupe qui se rassemble pour quelque activité religieuse. Commuauté qui se définit par une commune fidèlité à quelque principe, autorité, où société. La congrégation de l'Eglise Saïva-siddhanta consiste de tous ses membres (de toutes les catégories de membre). Voir: église, ministre.
consacrer: Vouer au service de Dieu, dieu, guru, ou de quelque société ou idéal. Sanctifier un lieu ou une chose Rendre utile à la pratique religieuse. On peut consacrer au moyen de cérémonies ou de mantras qui servent à invoquer les bénédictions des dieux, à établir des liens entre eux et nous, ou entre eux et l'objet ou le lieu en question. Voir: abhishekam, mantra, puja, temple.
conscience: 1) La faculté d'être conscient, éveillé. La capacité de l'âme à connaître, re-connaître, juger, penser, percevoir, concevoir, etc. Dans ce sens, la conscience est individuelle: «Je suis conscient de moi-même, de quelqu'un d'autre, de mon travail, etc.» 2) L'ensemble de tous les états de conscience possibles. Dans ce sens, la conscience n'est pas individuelle, mais universelle: «L'âme évolue à travers bien des niveaux de conscience.» Ici, la conscience est une chose indépendante de l'individu, un milieu où, simplement, il demeure (comme une maison où il habite), ou un véhicule par quoi il voyage (comme une automobile dans laquelle il se déplace) ou une région où il est de passage (comme une ville qu'il visite en touriste). 3) Un groupement de divers états de conscience, par exemple, «L'homme, durant son évolution passe par la conscience animale, ou instinctive, puis par la conscience intellectuelle, pour enfin se rendre à la conscience de son âme.» 4) Un seul état de consicence, par exemple «conscience du corps, conscience des émotions, conscience de la jalousie, conscience omnisciente, conscience omniprésente, conscience divine, conscience pure». 5) Et enfin, un tout autre sens: la faculté morale de tout individu, par quoi il sait ce qui est bien est ce qui est mal quant à ses propres actions, paroles et pensées. Cette faculté non seulement est un réservoir de connaissances en matière de moralité, mais elle sait aussi les communiquer à l'individu dans son état extériorisé: «C'est ma conscience qui exige que je ne fasse plus cette chose.» La conscience, en ce sens, est la sagesse inhérente de notre âme, et celle que nous avons bien pu apprendre au cours de toutes nos vies antérieures. Dans les sens 2), 3), et 4) ci-dessus, le terme conscience est synonyme d'«esprit». Etat de conscience = état d'esprit; conscience animale = esprit animal. (Note: nous devons ici comprendre esprit dans le sens de esprit-mental, et non pas esprit-spirituel). Voir: esprit, samadhi, Etre, conscience pure, Satchidananda.
Conscience pure: Satchidananda. Esprit divin de Siva. Conscience qui n'est pas consciente d'une autre chose, c'est-à-dire qui n'est consciente que d'elle-même. C'est l'état d'esprit, ou l'état d'existence essentiel, ou pur, qui est le substrat de toute conscience, forme, temps et espace. Voir: conscience, Substance primordiale, Satchidananda, substrat.
conscient: Dans son sens le plus large: qui jouit de la faculté de conscience (voir conscience). Dans un sens plus ordinaire, être conscient d'une chose, sentir, voir, penser. L'état éveillé ordinaire. Voir: conscience, esprit conscient.
contemplation: Etat d'esprit où le sujet est absorbé complètement dans l'esprit superconscient. Superconscience. Etre au-delà de la méditation, état encore plus profond que celle-ci où la conscience ne se meut plus par les corps physique, astral ou mental, et ne fonctionne alors que dans le corps causal, ou corps de l'âme. C'est ici l'état mental naturel de l'âme. En contemplation, le yogi se reconnaît comme énergie pure, ou conscience pure, et se fond dans l'objet qu'il contemple, inclus Satchidananda (Conscience pure). En sanskrit, cet état se nomme aussi savikalpa-samadhi. Si la contemplation se maintient pendant un temps sans interruption, elle peut arriver à deboucher sur nirvakalpa-samadhi, où l'on transcende même Satchidananda pour atteindre l'indescriptible Parasivam.Voir: ashtanga yoga, nirvikalpa-samadhi.
continence: Action de restreindre l'instinct sexuel, ou abstinence totale de toute activité sexuelle. Voir: célibat, chaste.
corps astral: Voir: âme, corps subtil, jiva, Deuxième Monde, enveloppe.
corps causal: Synonyme de corps de l'âme, corps lumineux, et âme individuelle. Voir: âme, corps éthérique, jiva, enveloppe, deva, mahadeva, Sivaloka.
corps de l'âme: Synonyme de corps lumineux, corps causal, et âme individuelle. Voir: âme, enveloppe, deva, mahadeva.
corps éthérique: Se dit de tout corps qui n'est pas physique. Corps éthérique, corps subtil, ou corps intérieur sont tous synonymes. Toutes ces expressions servent à décrire l'être dans un corps, et par conséquent, dans un monde, non physique sans spécifier davantage de quel corps ou monde il s'agit exactement. Il existe quatre corps intérieurs au physique, les corps: pranique, astral, mental, et (le plus subtil ou «plus intérieur») le causal (ou corps lumineux de l'âme). On les conçoit comme des enveloppes qui se situent l'une dans l'autre, ou encore: qui s'interpénètrent. Voir: enveloppe, deva, mahadeva, âme.
corps intérieur: L'un des corps qui se trouvent en dedans du corps physique. Se dit de tout corps qui n'est pas physique. Corps éthérique, corps subtil, où corps interieur sont tous synonymes. Toutes ces expressions servent à décrire l'être dans un corps, et par conséquent, dans un monde, non physique sans specifier davantage de quel corps ou monde il s'agit exactement. Il existe quatre corps intérieurs au physique, les corps: pranique, astral, mental, et (le plus subtil ou «plus intérieur») le causal (ou corps lumineux de l'âme). On les conçoit comme des enveloppes qui se situent l'une dans l'autre, ou encore: qui s'interpénètrent.Voir: corps éthérique, enveloppe, deva, mahadeva, âme.
corps lumineux: Synonyme de corps de l'âme, de corps causal, et d'âme individuelle. Voir: âme, corps éthérique, jiva, enveloppe, deva, mahadeva.
corps mental: Voir: corps éthérique, jiva, enveloppe, deva, mahadeva, âme.
corps pranique: Voir: corps subtils, jiva, enveloppes, âme.
corps subtil: Synonyme de corps éthérique et de corps intérieur. Voir: corps éthérique.
cosmique: Relatif au cosmos, à l'univers, ou à toute l'existence. Voir: univers.
créateur: Qui crée. Désigne le plus souvent l'activité première de Dieu Siva en tant que Brahma. Les cinq activités, ou puissances de Siva sont: création, préservation, destruction, grâce obscuratrice, et grâce révélatrice. En sivaïsme, l'homme partage avec Siva l'acte créateur. Avec majuscule, désigne le Seigneur Siva en sa perfection troisième. Voir: Brahma, émanation, perfections.
création: Action de créer, et surtout, de faire exister un monde harmonieux. Première des cinq puissances de Dieu Siva, les cinq étant: création, préservation, destruction, grâce obscuratrice, et grâce révélatrice. En sivaïsme, lorsque Siva crée, il ne tire pas quelque chose du néant. La chose crée est un prolongement de lui-même. Donc, Siva crée par émanation. C'est de lui, ou en lui, que tout se manifeste. La Création (avec majuscule) signifie la totalité de ce qui à été créé, le cosmos. Voir: Brahma, Créateur, émanation.
crédo: Italien: «Je crois.» Recueil des croyances à la base d'une religion, communauté, ou association, qui fait autorité au sein de ce groupe. La raison d'être d'un crédo est de protéger et perpétuer la religion ou société qu'il représente en réunissant et en résumant ses croyances et articles de foi, de façon à ce qu'ils soient aisément transmis ou propagés. Le crédo apparaît dans l'histoire d'une religion lorsque celle-ci émigre de son sol natal et se transplante dans une culture étrangère. Le crédo de l'Eglise Saïva-siddhanta se compose de douze croyance et d'une affirmation de la foi. Voir: catéchisme.
curcuma: Plante de l'Inde, famille des gingembres, dont le rhizome (tige souterraine) produit une épice jaune qui est à la base du cari. Se mélange aux grains de riz qu'on offre ensuite pendant les saintes cérémonies. Cette poudre sert aussi à décorer le temple ou le foyer. En médecine, sert à purifier le sang.
Dakshinamurthi: Sanskrit: «la forme qui fait face au Sud». Dieu Siva en forme du Précepteur silencieux, ou Guru des gurus, ou grand Yogi. On le représente assis sous le banian où il instruisit tout d'abord les quatre grands Rishis. Voir: vata.
danda: Le bourdon que porte le sadhu, ou le sannyasi.
Danseur divin: Dieu Siva en forme de Nataraja. Le Seigneur suprême et personnel dont les cinq activités, ou cinq puissances, constituent une danse d'énergie cosmique et divine qui est à la foi création, vie, et dissolution de tout ce qui existe. On dit aussi «danseur cosmique». Voir: Nataraja, Tandava, Dieu personnel
darshan: Sanskrit: «voir quelque chose qui est de bon augure». Voir quelque chose de divin, soit sur le plan physique--maître, saint, image divine, temple, lieu saint--ou, sur le plan subtil: la vision mystique d'un dieu. Peut signifier aussi un point de vue, ou une position philosophique.
dasama-bhaga-vrata: Sanskrit «v¦u de partager un dixième». Le v¦u que font certains dévots lorsqu'ils commencent à pratiquer dasamamsha, c'est-à-dire: donner la dîme. Voir: dasamamsha, dîme.
dasamamsha: Sanskrit: «un dixième en partage». Donner la dîme, soit les 10% des ses revenus au profit de la religion ou institution religieuse particuliere. Voir: dasama-bhaga-vrata, dîme.
déesse: Représentation ou manifestation féminine de Dieu ou d'un dieu. En sanskrit: shakti (avec ou sans majuscule, selon le cas), devi. Lorsqu'on nomme, perçoit, ou décrit un être céleste en tant que déesse, il peut s'agir d'un être du Deuxième Monde qui vit dans un corps astral ou mental féminin, car en ce monde-là, la distinction des sexes existe. Ou bien, il peut s'agir d'un mahadeva, ou habitant du Troisième Monde qui, lui, n'a pas de corps mental ou de corps astral, et vit purement en en corps lumineux, le corps naturel de l'âme. Dans ce cas, on ne peut pas vraiment qualifier l'être de masculin ou féminin, car le corps de l'âme n'est ni l'un ni l'autre. Voir: shakti, dieu, Sivaloka, deva.
délivrance: En sanskrit: moksha. Action d'être délivré du cycle de samsara, le cycle des naissances terrestres successives. Voir: jivanmukta, jivanmukti, moksha.
démon: Voir: asura.
désigner: L'amachar ou «ministre» de l'Eglise Saïva-siddhanta est soit «désigné» ou «ordonné». S'il est désigné, l'Eglise l'a investi de certains devoirs et responsabilités pour une période de deux ans. Mais elle ne lui a pas conféré une autorité spirituelle, comme dans le cas du ministre «ordonné». Voir: adiyar, amachar, ordonner, clergé.
destin: L'avenir, le sort, ce qui sera l'ultime résultat. Ou: la façon dont se déroulent les évènements d'une vie humaine. Pris dans son sens le plus profond, le destin de tout être est identique, puisque ultimement chacun se fondra en Dieu Siva. Mais, lorsque «destin» veut désigner la suite des évènements qui mènera à cette fin, alors, dans ce sens, il n'y a pas de destin. Il n'existe pas de puissance mystérieuse qui agisse sur nous indépendemment de notre volonté. Ce qui donne sa forme particulière à notre vie et à nos expériences, c'est l'effet collectif des karmas que nous avons mis en marche, du dharma qui est le nôtre, et de l'effort personnel qu'on peut bien faire au cours de toute une série de vies. Voir: fatalité, karma, prédestination.
destructeur: Ce qui détruit. Terme qui décrit Dieu Siva en son aspect de Rudra. La troisième de ses cinq activités ou puissances, les cinq étant: création, préservation, destruction, grâce obscuratrice, et grâce révélatrice. Voir: réabsorption, destruction, Mahesvara, Rudra.
destruction: Action de détruire, démolir, abattre, anéantir. Troisième des cinq activités, ou puissances, de Dieu Siva, les cinq étant: création, préservation, destruction, grâce obscuratrice, et grâce révélatrice. Toutefois il faut distinguer: toute «destruction» n'est en fait que transformation. Et toute chose qui existe subit une transformation perpetuelle, jusqu'à ce qu'elle en revienne enfin aux élements dont elle s'était originellement composée. On compare souvent la «destruction» (ou réabsorption) ultime des mondes et des âmes en Siva à autant de rivières qui s'en retournent à la mer, leur origine, et se fondent en elle. Voir: réabsorption, destructeur, Mahesvara, Nataraja, Rudra.
Deuxième Monde: Monde qui existe dans les dimensions intérieures du Premier Monde (monde physique). Le plan astral, ou mental, où existent et vivent les âmes. Pendant le sommeil, et après la mort du corps physique, l'âme continue ses activités, se mouvant dans son corps astral. Le mot sanskrit, Devaloka, nomme parfois ce Deuxième Monde, mais le plus souvent il sert à en indiquer seulement les régions supérieures ou célestes. Narakaloka nomme les régions inférieures du Deuxième Monde. Voir: astral, Devaloka, Premier Monde, loka, microcosme, Narakaloka, reincarnation, Troisième Monde, monde.
deuxième perfection: Formule qui désigne Dieu Siva en tant qu'Amour omniprésent, Substrat universel, Conscience pure, ou Satchidananda. Voir: Ardhanarisvara, conscience, Conscience pure, perfection, Substance primordiale, Satchidananda, Siva, Substrat.
deva: Sanskrit: «celui qui brille». Un être vivant dans les régions supérieures du Deuxième Monde. Ames vivant dans un corps astral, ou dans un corps mental, ou dans les deux à la fois, et habitant les dimensions «intérieures» au monde physique. Voir: ange, asura, Devaloka, dieu, mahadeva.
Devaloka: Terme qui désigne parfois la totalité du Deuxième Monde, et parfois plus spécifiquement ses régions supérieures, où habitent les devas. Ceux-ci sont des âmes qui vivent dans un corps astral, ou dans un corps mental, ou dans les deux à la fois, et évoluent dans les dimensions «intérieures» au monde physique. Voir: Bhuloka, paradis, Deuxième Monde, Sivaloka.
devaram: Tamoul: «louanges divines». S'écrit parfois thevaram. Chansons dévotionnelles tamoules composées par les saints Appar, Sundarar et Sambandar en louange du Dieu suprême, Siva. Les devarams forment une partie du livre saint, les Tirumuraï. Voir: Appar, Sundarar, Sambandar, Tirumuraï.
dévot: Personne qui manifeste de l'enthousiasme pour la religion, ou certains de ses aspects, tels qu'un dieu ou un guru. Terme qui sert parfois de synonyme de «disciple». Mais le plus souvent, disciple implique un niveau de dévouement et d'engagement plus profond que celui du simple dévot. Voir: disciple, sishiya.
dharana: Sanskrit: concentration. Fixer son esprit sur quelque objet, le plus souvent pour l'étudier, sans se laisser distraire. Voir: ashtanga-yoga, concentration.
dharma: Loi divine, loi de l'existence. Action qui s'accorde avec la nature essentielle de ce qui agit. Chemin de la rectitude. La réalisation d'une nature et d'une déstinée inhérentes. Suivre ou accomplir le dharma, c'est agir en unisson avec la loi divine. Voir: adharma, ashrma-dharma, conscience, Rita-dharma, sva-dharma, varnashrama-dharma.
dharma humain: Le dharma tel qu'il se présente et se transforme au cours des quatre périodes de la vie humaine: la période d'apprentissage, de vie conjugale, de conseiller, et de religieux solitare. Se nomme aussi ashrama-dharma. Voir: ashrama-dharma.
dharma personnel: Se dit sva-dharma en sanskrit. Les configurations du dharma particulières à un individu, en ce qui concerne ses activités sociales, personnelles, et spirituelles, qui sont les plus aptes à avancer son âme au cours de sa vie présente, et affecter avantageusement ses vies futures. Voir: ashrama-dharma, rita-dharma, sva-dharma, varnashrama-dharma.
dharmasala: Sanskrit: «lieu où s'accomplit le dharma». Institutions, bâtiments, et autres ressources appartenant à l'Eglise Saïva-siddhanta qui sont rattachées à une mission particulière. Une dharmasala peut inclure: monastère, temple, école, salle à tout usage, appartements, et cuisine commune. Se nomme aussi saïva-dharmasala.
dharma-shastra tamoul: Titre, ou description, honorifique qui se rattache au Tirukkural, texte d'éthique tamoul, chef-d'¦uvre littéraire, et écriture sainte capitale. Cette ¦uvre, que saint Tiruvalluvar écrivit sur des feuilles de palmiers il y à plus de deux mille ans, se distingue par la richesse de sa connaissance sur la moralité et sur les conséquences qu'entraîne l'action humaine. En 1 330 couplets, magnifiques par leur concision, Tiruvalluvar dépeint l'essentiel de la conduite, bonne et mauvaise, surtout en ce qui concerne la vie de grihastha, mais touchant aussi à la vie de moine. Le titre dharma-shastra tamoul est bien merité car, pour des millions d'Hindous, il est la clé de voute de l'édifice moral et religieux. Voir: Saint-Kural, Tiruvalluvar.
dharma universel: Voir: rita-dharma.
dhyana: Sanskrit: méditation. La septième des huit branches de l'ashtanga-yoga. Voir: ashtanga-yoga, méditer, yoga.
dieu: En Sanskrit: mahadeva, de maha, grand, + deva, être lumineux. Etre qui vit au Sivaloka. Ame très évoluée qui vit dans son état naturel et lumineux, c'est-à-dire qui vit purement en tant que corps de l'âme, sans être recouverte d'autre enveloppe (corps subtil ou grossier). Il existe un très grand nombre de dieux, créés tous par Dieu Siva. Ils ont évolué à ce point où ils vivent dans un état constant de superconscience, et accomplissent leur dharma de dieu en gouvernant tous les mondes, et en assistant à l'évolution de ceux-ci ainsi que de leurs habitants. Les dieux ne sont ni masculins ni feminins. Leur nature consiste de pure énergie de kundalini. Voir: céleste, corps de l'âme, déesse, deva, mahadeva, Sivaloka.
Dieu personnel: Désigne Dieu Siva en sa troisième perfection. Siva, le créateur, préservateur, et destructeur de tout ce qui existe. Dans cette perfection troisième, Siva est manifeste et possède un corps éthérique. Il agit, pense, aime, protège, bénit, et déverse sa grâce. Voir: manifeste, Nataraja, perfection, Satchidananda, Parasivam, Siva.
Dieu suprême: Le plus haut des dieux. Pour les Sivaïtes, c'est Siva qui est Dieu suprême, pour les Vishnuites, c'est Vishnu, pour les Musulmans, Allah, etc. «Un seul Dieu que les hommes appellent diversement.» Le nom importe en ce qu'il indique des croyances et conceptions particulières et divergeantes à propos de ce Dieu suprême qui, lui, est bien unique. Le Sivaïte, par exemple, croit que Dieu suprême créa par émanation tous les autres dieux et tout ce qui existe. Voir: religion, secte.
diksha: Initiation spirituelle, c'est-à-dire, acte par quoi on investit quelqu'un d'une puissance spirituelle. Voir: initiation, vishesha-diksha, sannyas-diksha.
dîme: Du latin, decima, dixième partie. Mot qui, en français et pour des raisons historiques spécifiquement françaises, a obtenu une connotation fort péjorative. On peut toutefois retrouver son sens orginel et pur. Terme sanskrit équivalent: dasamamsha. La pratique qui consiste à donner un dixième de tous ses revenus à un organisme de son choix (généralement religieux) pour l'aider à bien fonctionner. Voir: dasama-bhaga-vrata, dasamamsha, viratam.
Dipavali: Sanskrit: «fête ou festival des lumières». Se nomme aussi «divali». Ce sont les Hindous de toutes les sectes qui participent à cette fête très populaire qui se célèbre pendant le mois tamoul d'aïpassi, octobre-novembre, et le plus souvent chez soi. Journée joyeuse où l'on commémore la victoire du bien sur le mal, de la lumière sur les ténèbres en allumant, le soir, de nombreuses lampes à huiles ou lumières électriques, et en faisant des feux d'artifice. Puisque toutes les sectes célèbrent également Dipavali, et qu'elle est la fête la plus populaire de l'Inde, elle est donc l'occasion de marquer le sentiment de solidarité hindoue. On se met à célèbrer de bonne heure le matin, moment où tous les membres de la famille prennent un bain à l'huile, chantent, prient, et déjeunent ensemble. On s'offre mutuellement des habits neufs, et on se régale de petits gâteaux et autre sucreries. Voir: hindouisme, solidarité hindoue, mal intrinseque, fête.
discernement: Sanskrit: viveka. Faculté de reconnaître, percevoir, juger, distinguer, de savoir bien faire la différence entre une chose, une situation, un principe, une valeur, et l'autre.
disciple: Correspond au sanskrit sishiya. Pratiquant qui est devoué à son guru, et initié par lui. Le dévot est également un adepte du guru, mais généralement à un niveau d'engagement bien moins profond que celui du disciple. Voir: dévot, sishiya.
discipline: En religion: règle, pratique, coutume ou sadhana qu'on respecte, telle que s'adonner à la méditation chaque matin. Au pluriel: l'ensemble de toutes ces pratiques. Parfois désigne la maîtrise de soi, la conduite correcte. «Faire preuve de discipline»: se soumettre aux règles, avoir de la suite dans les idées, persévérer dans ce qu'on éstime être la chose correcte à faire, telle qu'user de sa volonté pour aboutir à une fin juste qu'on s'était proposé. Un système de règlements par quoi un organisme religieux s'administre, tel qu'on trouvera, par exemple, dans le Livre de la Discipline de l'Eglise Saïva-siddhanta. Voir: sadhana.
disséminer: Promouvoir en dispersant, comme on jète des graines dans un champ pour une saison future.
dissolution: L'action de dissoudre une substance, ou la disperser et faire fondre dans une autre substance. Terme qui remplace souvent «destruction» ou «réabsorption» pour nommer la troisième des cinq fonctions de Dieu Siva, soit: création, préservation, destruction (ou dissolution, ou réabsorption), révélation, et obscurcissement. Voir: destruction, réabsorption.
dissolution universelle: Voir: mahapralaya.
Divali: Voir: Dipavali.
dravidien: Nom d'un peuple de la famille, ou race, indo-européenne qui se situe surtout dans le sud de l'Inde et au nord de Sri Lanka. Nomme aussi le groupement des langues dites dravidiennes, dont le tamoul, le malayalam, le télégu, et le kannada. Voir: race.
dualisme: Pensée ou philosophie religieuse qui s'oppose au monisme. Tandis que le monisme enseigne qu'il n'y a qu'un seul principe ou une seule vérité ultime, le dualisme maintient qu'il existe deux principes irréductibles et mutuellement exclusifs, tel que le bien et le mal, l'esprit et le corps, etc. Voir: dualiste, dvaïta.
dualiste: Ce qui se base sur le dualisme. Dualiste peut s'appliquer également à la pensée en général, à des concepts individuels, à des ¦uvres écrites, des philosophies ou des religions, lorsque ceux-ci maintiennent que l'existence se compose de deux vérités, entités, ou principes indépendents, irréductibles et mutuellement exclusifs, tels que Dieu et le Monde, l'esprit et la matière, etc. Le contraire de moniste qui, lui, maintient qu'ultimement il n'existe qu'un seul principe, une seule vérité, etc. On désigne aussi de dualiste toute doctrine qui croit en l'existence de deux principes contraires dans l'univers, comme le bien et le mal. Voir: advaïta, dualisme, dvaïta, dualité, monisme, pluralisme.
dualité: Caractère de ce qui est double en soi, tels que le monde qui contient le bien et le mal, ou l'experience humaine qui comporte également la joie et le chagrin. Voir: advaïta, dualisme, dvaïta, dualiste, monisme, pluralisme.
Durga: Sanskrit: l'Incompréhensible. L'un des noms de Shakti, la Mère universelle, et par consequent: Seigneur Siva perçu en forme féminine. Généralement on représente Durga montée sur un lion, et possédant dix bras. On prie cette déesse, ou forme de Siva, pour obtenir la force, la santé et l'anéantissement de l'impureté. Voir: shakti (avec et sans majuscule).
dvaïta: Mot sanskrit qui correspond à dualisme. Toute philosophie qui propose l'existence de deux principes ultimes et irréductibles au c¦ur de l'existence. Les philosophies dvaïtas considèrent, par exemple, que Dieu et l'homme sont éternellement distincts l'un de l'autre. Voir: advaïta, dualisme, dualité, dualiste, monisme, pluralisme.
ecclésiastique: Qui concerne l'église ou le clergé. On qualifie d'ecclésiastique toute théologie, autorité, règlements ou principes administratifs d'une église ou de son clergé. Le corps ecclésiatique le plus central à l'Eglise Saïva-siddhanta se compose de Gurudeva et du Saïva-swami-sangam. Les principes selon lesquels il fonctionne se trouvent énumérés et décrits dans le livre, les Saïva-dharma-shastras. Voir: église, Saïva-swami-sangam.
écritures saintes: Voir: agamas, Saint-Kural, purana, Siddha-siddhanta-paddhati, smriti, sruti, Tirumuraï, Tirumantiram, Vedas.
Edirkolpadi: Ville de l'Inde du Sud où se trouve un temple à Siva qui fut chanté par le samaya-achariya Sundarar. Voir: samaya-achariya, Sundarar.
église: Organisme religieux dont les membres s'associent, partagent des mêmes croyances et font les mêmes cérémonies. Le nom du lieu ou du bâtiment où se déroulent les cérémonies. Les membres d'une même église s'entraident dans leur vie spirituelle, sociale, culturelle, économique et scolaire. Voir: congrégation, dharmasala, ministre.
Eglise Saïva-siddhanta: Sens en français: Eglise de l'Enseignement que révéla Dieu Siva. Eglise fondée en 1957 par Sa Sainteté Gurudeva, Sivaya Subramuniyaswami. Elle est la première église hindoue au monde, et fut organisée selon les principes qui se sont prouvés efficaces dans les églises modernes d'Amérique. Le c¦ur de l'Eglise est son «corps ecclésiastique» qui se constitue du Saïva-swami-sangam, ou Ordre des swamis sivaïtes, qui comprend Gurudeva et ses swamis-disciples qui vivent à l'adhinam (monastère) de Kauaï, centre administratif international de l'Eglise. Il existe également d'autres monastères de l'Eglise, gérés par des moines habillés de blanc et de jaune, et des centres de renseignements, des «missions», et des dharmasala tout autour du monde qui sont administrés, eux, par les membres grihasthas (mariés) de l'Eglise. L'Académie himalayenne est, à Concord, en Californie, la branche de l'Eglise qui enseigne et publie. L'Eglise San-marga (Eglise du chemin qui mène directement à Dieu) est une autre branche et un lieu de retraite qu'a fondé l'Eglise Saïva-siddhanta pour assister et inspirer tous ceux qui admirent l'hindouisme ou pensent éventuellement y adhérer. Elle se situe, elle aussi, à Kauaï, Hawaii, Voir: église, église de San-marga, dharmasala, Académie himalayenne, Kauaï, mission, Natha-sampradaya, Saïva-swami-sangam.
ego: Voir: moi.
ekklesia: Grec: assemblée. Origine du français: église. Voir: église, temple.
émanation: Action d'émaner, qui au propre signifie «se dégager d'un corps» pour rayonner, comme la lumière émane du Soleil. Dans la philosophie saïva-siddhantine, Dieu Siva est Créateur, et en même temps il est la chose qu'il crée. Sa Création est un prolongement de lui-même, et non pas autre que lui. On compare traditionellement la Création, ou toute chose créée comme les étincelles qui émanent du feu, ou comme le fil de l'araignée qui sort et est un prolongement d'elle même. Le concept de la création par émanation est particulier au sivaïsme moniste et le distingue d'autres philosophies. Dans le judéo-christianisme par exemple, Dieu crée en tirant quelque chose du néant, façonnant ainsi un nouvel existant qui est essentiellement distinct de lui. Et dans certaines écoles encore, Dieu ne crée pas du tout. Le Saïva-siddhanta pluraliste de l'ecole Meykandar, par exemple, propose que la réalité, le monde, les âmes, etc., ont toujours existé et n'ont jamais été créés. Voir: création.
enfer: Equivalent du sanskrit Narakaloka. Plan astral inférieur, siège des émotions négatives ou noires. «Région» de la conscience malheureuse, ou des états d'esprits malheureux, embrouillés, lourds, encombrés, et angoissés, où l'on peut très bien demeurer intérieurement tandis que nous vivons notre existence terrestre, ou bien aprés la mort du corps physique et durant la periode où l'on vit l'entre-deux-vies. Ces états débouchent inéluctablement sur les émotions douloureuses, telles que: haine, jalousie, crainte, rancune, remords, culpabilité, et le mépris de soi. Heureusement pour l'Hindou, il ne croit pas que l'enfer soit un état permanent, ni que personne n'y soit jamais «éternellement condamné». Ce n'est pas non plus un lieu de punition, mais une condition temporaire que l'individu a créé lui-même. Voir: asura, mort, Narakaloka, abîme, réincarnation, âme.
enveloppe: Synonyme de corps. Désigne l'un des corps qui recouvrent ou enveloppent le corps lumineux de l'âme, soit les corps: physique, pranique, astral ou mental. Voir: corps intérieur, jiva, âme.
épanouissement spirituel: Action de s'épanouir en spiritualité, de permettre à l'âme de progressivement manifester ses potentialités, comme une fleur qui s'ouvre progressivement en bonne saison pour laisser ressortir sa forme parfaite, ses couleurs, et ses parfums. En matière spirituelle, la bonne terre, l'engrais, le soleil et la pluie en bonne mesure, qui favorisent l'épanouissement, ce sont les pratiques religieuses constantes, la méditation et la grâce. Voir: sadhana.
ermite: Du grec: «qui vit seul». Moine qui vit dans la solitude pour prier et faire pénitence. Contraire de «cénobite», moine qui vit en communauté. Voir: cénobite.
ésoterique: Idées, doctrines, littératures etc., destinées aux seul initiés. Voir: exotérique.
esprit: Terme au nombreuses définitions. Selon Larousse: principe immatériel, substance incorporelle, âme. Dans son sens le plus large, nous définissons esprit en synonyme de conscience (faculté par laquelle nous sommes conscient). Ainsi, l'esprit est la conscience universelle, le substrat de toute l'existence, ou substance première qui pénètre et emplit toute chose. Donc il n'y a, en vérité, qu'un seul esprit. Chaque âme individuelle ne fait que demeurer dans l'une ou l'autre des régions de l'esprit, ou ne fait que voyager à travers celles-ci. Esprit peut aussi désigner l'un de ses aspects. Par exemple, esprit subconscient: aspect subconscient de l'esprit, ou région de l'esprit qui est le subconscient. Esprit avec possessif, «son esprit» est donc, dans ce sens: les régions de l'esprit universel qu'«il» a l'habitude de fréquenter, ou auquel il s'identifie. Dans un sens plus ordinaire, esprit désigne aussi les facultés, ou l'ensemble des facultés: la mémoire, la pensée, la raison, etc. Voir: conscience, conscience pure, esprit conscient, esprit subconscient, esprit sub-superconscient, esprit superconscient, Satchidananda.
esprit conscient: Terme qui désigne l'état d'esprit ordinaire dont l'homme non spirituel se sert presque exclusivement dans la vie de tous les jours et pendant le temps quil est éveillé. L'esprit pensant. L'un des cinq états de l'esprit, les cinq étant les esprits: conscient, subconscient, sub-subconscient, sub-superconscient, et superconscient. Voir: esprit subconscient, esprit sub-superconscient, esprit superconscient.
esprit subconscient: Se nomme aussi simplement «subconscient», ou chitta en Sanskrit. Littéralement: «en dessous du conscient», c'est-à-dire, l'état d'esprit immédiatement «en dessous» de l'esprit conscient (conscience ordinaire). Cet état d'esprit est l'entrepôt où se mettent en réserve toutes les expériences de l'esprit conscient. Le subconscient est donc le mirroir de tous les évènements antérieurs. Qu'on se souvienne ou non de ces expériences, elles se trouvent toutes en réserve dans ce secteur de l'esprit, inclus tous les karmas non résolus, et les programmes de toutes les fonctions corporelles. Si le subconscient contient un grand nombre d'expériences non résolues, ou «négatives», alors il peut avoir une influence préjudiciable au bien-être émotionnel et spirituel de l'individu. C'est la raison pourquoi méditation, pénitence, sadhana, dévotions, grâce, et autres pratiques et valeurs religieuses ont une telle importance: parce qu'elles peuvent révéler ce qui se trouve logé dans le subconscient, et montrer comment ôter ce qui est nuisible et mettre en valeur ce qui est utile. Voir: esprit conscient, grâce, méditation, esprit, samskaras, esprit sub-superconscient, esprit superconscient.
esprit sub-superconscient: L'état d'esprit superconscient, ou l'esprit superconscient fonctionne à travers les esprits conscient et subconscient et les affecte, notamment en fournissant: nouveaux aperçus, idées, intuition, et perceptions extrasensorielles. Lorsque cet état d'esprit fonctionne normalement, on dit que cet individu a l'esprit «éveillé», créateur, et abondant. Voir: esprit, esprit conscient, grâce, méditation, samskaras, esprit subconscient, esprit superconscient.
esprit superconscient: L'état d'esprit illuminé, littéralement empli de lumière. L'un des cinq états de l'esprit, les cinq étant les esprits: conscient, subconscient, sub-subconscient, sub-superconscient, et superconscient. On peut dire que le superconscient est l'esprit de l'âme, et de toute âme, car «en vérité, il n'existe qu'un seul esprit.» Le superconscient est l'esprit divin, l'esprit de Dieu Siva, Siva en tant que Satchidananda. C'est à cette profondeur de nos esprits--ou de l'esprit-- que nous touchons consciemment à l'omniscience, l'omniprésence, la conscience pure, Vérité et Amour purs. Pour considérer cet état d'esprit sous un autre aspect, nous disons aussi qu'il est l'une des trois phases de l'esprit par lesquelles passe l'âme au cours de son évolution, et auquelles elle tend à s'identifier tour à tour, les trois étant: l'instinctif, l'intellectuel, et le superconscient. Voir: Siva, esprit, esprit conscient, grâce, méditation, samskaras, esprit sub-superconscient, esprit subconscient.
essence: Ce qui constitue la vraie, ultime, nature d'une chose, d'un être. L'essence est l'ensemble des qualités immuables, tandis que la nature dite «extérieure» se forme de qualités changeantes ou éphémères.
éther: Mot qui sert souvent à traduire akasha. Le plus subtil des cinq éléments qui constituent l'univers physique: la terre, l'air, l'eau, le feu et l'éther. Essence invisible qui pénètre et emplit tous les espaces, toutes formes, et les autres quatre éléments. «Ethérique» sert à désigner ce qui appartient aux domaines d'existence au-delà du monde physique: «les régions éthériques». Voir: akasha, esprit.
étherique: Qui appartient aux domaines d'existence au-delà du monde physique: «les régions éthériques». Voir: akasha, esprit, éther.
éthique: Qui concerne les principes de la morale. Peut désigner l'ensemble des principes de moralité que met en vigueur un individu, une religion, une profession, etc. Voir: dharma.
étoile de la naissance: Voir: maison lunaire, nakshatra.
Etre: Lorsque «être» est un nom avec majuscule, il désigne Dieu Siva dans toutes ses trois perfections à la fois. Parfois désigne tout ce qui est, qui forme une totalité unique et divine. Voir: Sat.
évolution de l'âme: Evolution signifie déroulement, série de transformations successives, succession de phases. Selon la philosophie hindoue, l'âme est éternellement parfaite dans son essence, cependant elle évolue dans son aspect individuel ou non essentiel, s'épanouissant progressivement, de vie en vie, vers son ultime destinée. Ainsi y a-t-il toujours sur Terre des âmes dites jeunes, ou «non évoluées», et des âmes âgées, ou «hautement évoluées». L'évolution est un mystère, son mécanisme étant extrêmement subtil, fin, complexe par ses innombrables aspects, et circulaire dans sa démarche. Il ne s'agit pas de l'évolution au sens darwinien, conception «occidentale» qui conçoit le progrès en ligne droite, allant d'une forme de vie à une autre, allant des organismes simples aux complexes. Cette idée peut bien s'appliquer au développement des corps physiques successifs, mais non pas au progrès de l'âme. Voir: atma, jivatma, âme, épanouissement spirituel.
exotérique: Se dit des doctrines, philosophies, enseignements etc., qui sont destinés à être disséminés publiquement. Voir: ésotérique.
expier: Réparer un péché par la pénitence. Voir: pénitence
externes: Terme désignant les activités d'une église qui se dirigent vers le public, plutôt qu'envers ses adhérents, en vue d'établir de nouveaux contacts et faire connaître l'église et ses enseignements, spécifiquement: distribution de littératures, causeries, programmes culturels, films, vidéos, etc. Voir: internes.
fatalité: Force surnaturelle qui déterminerait les événements et le destin, indépendamment et en dépis de la volonté humaine. Cette conception n'existe pas en hindouisme, car selon celui-ci, la destinée de l'homme n'est pas décidée d'avance. L'homme jouit, à tout moment, du pouvoir d'altérer le déroulement de sa vie. Ce n'est pas dire qu'il soit absolument libre, car il est dirigé en partie par les lois de l'univers, ou dharma, et sujet en même temps aux karmas qu'il a mis en marche par ses actions antérieures. Ce sont trois choses, donc, qui déterminent ensemble le déroulement de l'avenir: dharma, karma, et notre façon d'agir et penser de moment en moment, car nous jouissons toujours du libre arbitre. Il n'y a pas de fatalité inéluctable; l'homme façonne son propre destin. Voir: libre arbitre, destin, dharma, karma, prédestination, réincarnation.
fête: Solennité religieuse que l'on marque de certaines activités spéciales. Chaque secte de l'hindouisme marque ses fêtes particulières, telles que Mahasivaratri chez les Sivaïtes. Certaines fêtes, cependant, se célèbrent communement chez tous les Hindous, Dipavali par exemple. Les dates des fêtes sont fixées selon le calendrier lunaire, et varient donc quelque peu d'année en année vu du calendrier occidental. On célèbre le plus souvent en faisant ou pratiquant piété, pénitence, jeûne, pèlerinage, chant, danse, musique, défilés, récitations ou lectures des légendes ou des passages d'écritures saintes, cérémonies grandioses, et réjouissances générales. Voir: Dipavali, Ganesha Chaturthi, Holi, Maha-Sivaratri, Navaratri.
forme: Ce qui peut être reconnu, conçu, perçu, capable d'être atteint par la conscience, dont la couleur, le son, l'énergie, la masse et la conscience elle-même. Dans ce sens, même la forme subtile ou «amorphe» (telle que la forme de l'univers, ou l'existence) bien qu'«insaisissable», est tout de même «forme». L'une des qualités essentielles et primordiales de la nature, ou de l'existence, ou de maya, est qu'elle possède la forme, que tous ses aspects sont forme, ou formes individuelles. Voir: au-delà de la forme, Parasivam, absolu, conscience, esprit, Forme pure.
Forme pure: La forme qui est à la base de toutes les autres formes. Forme non différenciée, irréductible, omniprésente. Synonyme de Conscience pure, Satchidananda. Voir: forme, conscience, conscience pure, esprit, Satchidananda, substratum.
gana: Sanskrit: «troupe». Espèce de deva. Désigne surtout le deva qui est serviteur de Siva, dont le chef est Ganesha, ou Ganapati (signifiant: Seigneur des ganas). Voir: Ganapati.
Ganapati: Sanskrit: «maître des ganas». L'un des noms de Ganesha, dieu au visage d'éléphant. Voir: Ganesha, gana.
Ganesha: L'un des mahadevas, ou grands dieux, créé par le Seigneur Siva spécialement pour assister les âmes dans leur évolution. Il est la divinité des arts et des sciences, premier fils de Siva, et celui qui enlève les obstacles. Voir: Ganapati.
Ganesha-Chaturthi: Sanskrit: «quatrième journée de Ganesha». Fête qui s'observe surtout, et grandiosement, dans la région de Bombay. L'anniversaire de la naissance de Ganesha. Se célèbre le quatrième jour après la nouvelle lune d'août/septembre. Voir: fête.
garbagriha: Le sanctuaire, ou sanctum sanctorum en latin, centre mystique et lieu le plus sacré du temple hindou. C'est la niche, alcôve, réduit, ou pièce où l'image divine la plus importante du temple est établie. Le garbagriha est ésotériquement le canal principal où passe la puissance divine pour innonder le temple. Voir: kodimaram, temple.
gayatri: Sanskrit: «triple chant». Le plus célèbre des mantras védiques, qu'on utilise en dévotions publiques et personnelles. Le gayatri se prononce ainsi: Om bhur bhuvah suvaha, Om tatsavitur varenyam, Bhargo devasya dhimahi, dyo yo nah, pracodayat. Il signifie: «Etres divins des trois mondes, nous contemplons la forme resplendissante de notre Créateur, le Primordial, qui détruit l'ignorance comme le Soleil anéantit les ténèbres. Qu'il nous accorde sa grâce, et guide nos pensées.» Voir: mantra, Vedas.
gopuram: La tour qui surplombe l'entrée d'un temple. Elle peut atteindre jusqu'à 11 étages et 60 m de hauteur. Généralement recouverte de figures sculptées. Voir: garbagriha, kodimaram, temple.
gotra: Lignée familiale qui se désigne le plus souvent par le nom du rishi ou précepteur familial. Voir: kulam
grâce: Don que fait Dieu. La grâce révèle la nature du Divin, qui se constitue d'amour et d'égards envers sa création, ses «enfants». En Saïva-siddhanta, la grâce se déverse soit selon des principes qui s'appliquent universellement, ou selon le cas et le mérite individuel. Lorsqu'elle se manifeste universellement, la grâce est soit obscuratrice ou révélatrice. La grâce divine, pour l'âme qui est encore jeune, lui cache la vérité, tout comme le bon parent cache à son enfant ce qu'il ne peut pas encore comprendre. Puis, à mesure que l'âme arrive à ce point de son évolution où elle peut en profiter, Siva répand sa grâce révélatrice, et dévoile la vérité. Outre cette manifestation universelle, la grâce peut aussi agir individuellement, selon le cas. Elle consiste alors d'un don que fait Dieu, souvent à la suite d'efforts spirituels qu'a fait celui qui la reçoit, ou en reponse à l'amour dont il a fait preuve. La grâce descent à ceux qui sont constants dans leurs disciplines et leur bhakti. Ce qu'apporte la grâce ne peut pas être atteint autrement. Par exemple, le yogi peut, par la volonté, arriver à maîtriser l'esprit, mais l'ultime réalisation du Soi ne peut être atteinte que par la grâce divine agissant par la personne du guru. Voir: grâce obscuratrice, grâce révélatrice.
grâce dissimulatrice: Synonyme de «grâce obscuratrice», ou tirodhana-shakti. Voir: grâce obscuratrice.
grâce obscuratrice: La puissance de Siva à obscurcir ou cacher la vérité à l'âme. L'une des cinq activités ou puissances de Siva: création, préservation, destruction, grâce révélatrice, grâce obscuratrice. Par ces cinq, il anime tout l'univers et guide les âmes vers leurs destinées. En Saïva-siddhanta, la grâce de Siva est double. Il y à la grâce révélatrice, anugraha-shakti, et la grâce obscuratrice, tirodhana-shakti. Ce sont anava, karma, et maya qui constituent la grâce obscuratrice et créent le milieu où l'âme connaît les expériences qui la font évoluer. Cette grâce dissimulatrice se conçoit aussi comme une protection psychique, où Siva, par amour, veille à ce que l'âme n'ait pas d'expérience pour laquelle elle n'est pas encore prête, et qui pourrait l'accabler. L'homme par exemple, ne connaît pas consciemment ses vies passées. S'il savait ce passé, et s'identifiait à cette personne qu'il fut jadis, l'effet pourrait troubler et tout à fait dérouter sa vie présente. Son ignorance, dans ce cas--l'obscurcissement--est une grâce protectrice. Mais, à mesure que l'âme mûrit, elle commence à jouir de la grâce révélatrice pour enfin arriver à totalement surmonter anava, karma, et maya et réaliser son identité avec Siva. Voir: âme, anava, grâce, grâce révélatrice, karma, maya, Siva, voile.
grâce révélatrice: La puissance de Siva à dévoiler la vérité. L'une de ses cinq puissantes activités--création, préservation, destruction, grâce obscuratrice, et grâce révélatrice--qui ensemble animent l'univers et guident les âmes vers leurs destinées. En Saïva-siddhanta, la grâce divine se manfeste de deux façons: en voilant la vérité (grâce obscuratrice ou tirodhana-shakti) ou en la dévoilant (grâce révélatrice ou anugraha-shakti). La grâce obscuratrice se compose d'anava, karma, et maya, et fournit le milieu dans lequel l'âme peut connaître les expériences nécessaires à son développement. Lorsqu'elle est suffisamment évoluée, elle reçoit la grâce révélatrice qui lui donnera enfin la force de transcender les liens d'anava, karma et maya pour réaliser son identité divine. Voir: âme, anava, grâce, grâce obscuratrice, karma, maya, Siva, voile.
graine: Terme qui distingue entre les deux genres de samadhi (contemplation) dans les expressions nirvikalpa-samadhi (contemplation sans graine), et savikalpa-samadhi (contemplation avec graine). «Graine» s'emploie aussi dans l'expression «karma en forme de graine» qui signifie «réaction latente» à une action antérieure qui s'est résorbée et dort, comme une graine pendant l'hiver, jusqu'à ce que les conditions soient propices à sa germination et son épanouissement. Voir: contemplation, karma, nirvikalpa-samadhi, prarabdha-karma, savikalpa-samadhi.
grihastha: Maître ou maîtresse de maison, personne vivant en une situation familiale, ou personne qui n'est pas moine ou vouée à la vie monastique. Nom de la période de la vie, ou ashrama, qui suit la brahmachariya (période d'apprentissage), où l'on se marie, fonde une famille, s'établit dans une carrière. Voir: ashrama dharma, brahmachariya, sannyas-dharma, vanaprastha.
grossier: Contraire de subtil. Plan grossier: le Premier Monde ou monde physique, monde dense, monde épais, monde non subtil. Peut désigner aussi l'ensemble des mondes physique et astral-inférieur qui comprend l'aspect intellectuel non illuminé. L'ensemble instinctif-intellectuel. Voir: Bhuloka.
grottes de Jalani: Grottes haut-perchées dans des falaises des jungles centrales de Sri Lanka où les Musulmans ont coutume de faire des séjours contemplatifs parfois assez longs. A l'âge de 22 ans, Gurudeva Sivaya Subramuniyaswami fit le pèlerinage jusqu'à ces grottes, y resta quelque temps à faire ses sadhanas de yogi, à jeûner, et enfin à atteindre pour la première fois à la réalisation du Soi Dieu, union mystique en Parasivam.
guna: Sanskrit: qualité. Les guna sont les trois qualités ou modalités fondamentales du cosmos: tamas (inertie, densité, contraction, résistance et dissolution), rajas (stimulation, agitation, expansion, croissance, énergie et mouvement), et sattva (principe de pureté, tranquillité, omniprésence, luminosité, conscience pure). Voir: Nirguna-Brahman, Saguna-Brahman.
guru: Sanskrit: «Celui qui ôte les ténèbres». L'Illuminateur, ou l'éclaireur. «Guru» peut désigner un instituteur ou un enseignant en n'importe quelle matière et à tous niveaux. Mais le plus souvent il indique l'enseignant ou le maître en matière spirituelle. Voir: guru-bhakti, Gurudeva, Guru-Purnima.
guru-bhakti: Bhakti ou dévotion et dévouement envers le guru. Voir: bhakti.
Gurudeva: Sanskrit: «être lumineux qui detruit l'ignorance». Nom affectif et respectueux qu'on donne à un guru, à un maître spirituel. Fait partie du nom de Sa Saintété, Gurudeva, Sivaya Subramuniyaswami. Voir: guru, trois piliers.
Gurunathan: Tamoul ou Sanskrit: «maître des gurus». Terme affectif qu'utilisait surtout Siva Yogaswami en parlant de son guru, Chellappaswami. Nathan est le tamoul correspondant au sanskrit natha, qui signifie «seigneur, maître, protecteur, sage, saint». Aussi, l'un des noms de Siva. Voir: guru, Chellappaswami, Kadaïtswami, Natha-sampradaya, Yogaswami.
guru-kulam: Sanskrit/tamoul: famille du maître. Nom donné à la famille d'un guru, ou à ses élèves, considerés comme faisant partie de sa famille au sens large. Une «école», ou centre de formation où les jeunes garçons viennent traditionnellement apprendre, travailler, et vivre avec leur instituteur, précepteur, guru. Voir: gotra.
guru-paramparaï: Lignée authentique de gurus, dont la continuité s'établit par initiation. Voir: guru-paramparaï de Siva Yogaswami.
guru-paramparaï de Siva Yogaswami: Lignée spirituelle à laquelle appartient Siva Yogaswami, et qu'on nomme en son honneur. Yogaswami (1872-1964) était Natha-siddhar et Satguru de la région de Jaffna, à Sri Lanka. En 1949, il ordonna Gurudeva Sivaya Subramuniyaswami (né 1927) comme son successeur. Le guru de Yogaswami était Chellappaswami, dont le guru était Kadaïtswami. Le guru de celui-ci était celui dont on ne connaît pas le nom et qu'on désigne simplement comme «le rishi des Himalayas». Les sources de cette lignée remontent à la Natha-sampradaya de Nandi en passant par le grand Tirunandi et ses huit disciples--Tirumular, Patanjali, Byagrapadar, Sanatkumar, Sivayogamuni, Sanakar, Sanadanar, et Sananthanar--et par les disciples de Tirumular. Cette lignée continue à fleurir vigoureusement et constitue le patrimoine spirituel de l'Eglise Saïva-siddhanta et de ses adhérents. L'enseignement de cette lignée se situe dans une tradition védique-agamique, théiste-moniste, et saïva-siddhantine. Elle propage les traditions sud-indiennes qui font valoir la dévotion et l'expression culturelle-religieuse. Voir: Chellappaswami, guru-paramparaï, Kadaïtswami, Sivaya Subramuniyaswami, Yogaswami.
guru-puja: Voir: pada-puja.
Guru-Purnima: Sanskrit: jour de pleine lune du guru. Nom de la fête où l'on rend hommage à son guru personnel et tous les Satgurus. Se célèbre le jour de la pleine lune de juillet-août. Voir: fête.
hatha-yoga: Sanskrit: yoga du Soleil et de la Lune. Le nom fait allusion aux courants nerveux dits «Lune» et«Soleil», ha et tha, qui se terminent dans la région du nez, et correspondent aux nadis, ida et pingala, courants d'énergies mentales et émotionnelles qui circulent le long de la colonne vertébrale et du nadi de la kundalini qui s'appelle sushumna. En régularisant le souffle, ha étant l'inspiration, et tha l'expiration, et en manipulant les corps physique et astral au moyen de certaines postures, ou asana et mudra, l'adepte peut arriver à parfaitement équilibrer ses courants ida et pingala, et fonctionner par son nadi sushumna, ou kundalini. Le grand avantage est qu'il est alors prêt à mediter profondément en mettant en pratique les principes du raja-yoga sous la tutelle de son guru. Outre sa valeur spirituelle, hatha-yoga aide à purifier le subconscient, et à donner vigeur, santé et longévité. Le hatha-yoga est une antique science de la Natha-sampradaya dont la première indication historique est celle du célèbre sceau de Pasupati, provenant de la région de l'Indus, et vieux d'environ 6 000 années. On recommende le hatha-yoga dans les Agamas, dans le Tirumantiram de Tirumular, et dans les Yoga-sutra de Patanjali. Il gagna en popularité pendant la vie de Goraknath de la lignée Adi-natha du Xe s., puis émigra de l'Inde pour s'installer définitevement en Chine et au Tibet. Voir: adi-natha, esprit subconscient, asana, ida, kundalini, nadi, pingala.
hiéarchie: Du grec hieros, sacré, et arkhein, commander. Classement des fonctions, des dignités, des pouvoirs, dans un groupe social selon un rapport de subordination et d'importance respective. Il existe des hiérarchies sur les plans physique et subtil. Il y a une hiérarchie qui établit les rapports entre Dieu, les dieux, et les devas.
hinayana: Sanskrit: petit véhicule. Secte bouddhiste qui se distingue du bouddhisme mahayana, grand véhicule. Le bouddhisme hinayana appuie sur l'enseignement que le salut est l'affaire de chaque individu qui seul peut se hausser jusqu'à en être digne, et que le concurs d'intermédiaires est superflu. Les adhérents se disent être les seuls à suivre l'enseignement originel du Bouddha. Cette secte s'est maintenue surtout à Sri Lanka, et de cette île, s'est propagée en Birmanie et autres pays de l'Asie du Sud-Est. Voir: Bouddha, bouddhisme, Triratna.
hindou: Mot originellement persan qui servait à désigner les peuples, la culture, et la religion de la vallée de l'Indus. Voir: hindouisme, Indus.
hindouisme: S'appelle aussi sanatana-dharma, foi étérnelle, ou encore vaïdika-dharma, foi des Vedas. La plus ancienne des religions du monde, et l'unique qui n'ait pas de fondateur humain. Elle comprend toute une gamme de philosophies religieuses allant du pluralisme jusqu'au monisme absolu. Il existe trois sectes principales--le sivaïsme, le vishnuisme, et le shaktisme--outre les écoles dites «non sectaires» telle que la smarta-sampradaya. Voir: hindouisme libéral, sivaïsme, shaktisme, smarta-sampradaya, vishnuisme.
hindouisme libéral: Hindouisme non sectaire, et prolongement de la smarta-sampradaya. Une forme contemporaine de l'hindouisme qui encourage l'Hindou, quelle que soit son origine religieuse particulière, à adopter tout mélange de traditions, théologies, écritures saintes, et formes de pratiques et dévotions--à former, donc, son propre et unique mélange. Ainsi chaque Hindou libéral façonne sa forme de religion et de chemin spirituel en puisant non seulment dans la diversité de l'hidouisme, mais encore dans les traditions non hindoues. Tendence moderne qui emploie librement les enseignement suivants de la smarta-sampradaya: 1) Les dieux sont invention des hommes, ne sont pas des êtres véritables, mais des réprésentations symboliques d'un Divin impersonnel. 2) L'univers est une illusion. 3) L'ultime expérience de Dieu peut être également acquise par l'un ou l'autre des yogas: bhakti, karma, raja ou jnana. 4) La plus haute forme de l'Hindouisme transcende toute secte. 5) Les voies sectaires se basent sur une vision limitée des choses et offrent des pratiques religieuses inférieures et essentiellement simplistes. Voir: hindouisme, smarta-sampradaya.
Holi: Fête du printemps qui se célèbre chez soi ou en communauté pendant le mois de masi, février/mars. C'est l'occasion d'exprimer spontanément sa joie, où les jeunes s'amusent souvent à jeter l'un sur l'autre des poudres de diverses couleurs. Parfois, cette fête s'appelle Kamadahan, nom qui marque le jour où, selon la mythologie, le Seigneur Siva brûla Kama, le Dieu de l'amour et du désir. Voir: fête.
Homa: L'âtre sacré, le feu qu'il contient, ou la cérémonie qui s'y déroule. Celle-ci est très ancienne, datant tout au moins de l'époque védique. Moyen très efficace de contacter Dieu, dieux et devas. L'âtre se construit selon les instructions des écritures saintes. La cérémonie du feu se nomme aussi yajna, ou encore havan.
iccha-shakti: La puissance du désir. L'une des trois principales shakti ou énergies dont Siva se sert pour administer ses lois du dharma par tous les trois mondes, les deux autres étant: kriya-shakti, la puissance de l'action, et jnana-shakti, la puissance de la sagesse. Ces trois forment le symbole du trident, ou trisula, le sceptre royal que tient Siva et qui est le dharma sivaïte. Voir: shakti, Shakti.
ida: Courant d'énergie subtile qui se situe dans les corps intérieurs de l'homme, et qui distribue une énergie physique et émotionnelle. Le courant feminin, de couleur rose, qui se termine au côté gauche du corps. Son mouvement est descendant. Voir: nadi, pingala.
illumination: Peut avoir plusieurs sens: 1) avoir l'expérience spirituelle où l'on voit une lumière briller en soi, 2) à un niveau plus profond, avoir l'expérience de Satchidananda, qui peut être perçu comme une lumière très pure et blanche, et encore plus profondément, 3) avoir ou avoir eu l'expérience de la Réalisation du Soi, l'union mystique en Parasivam. Voir: Réalisation du Soi.
illusion: Erreur de perception ou de l'esprit qui fait prendre l'apparence pour la Réalité. Terme de base dans le système de Vedanta de Sankara qui traduit le mot sanskrit maya, et qui définit la non-Réalité. Mais en Saïva-siddhanta, illusion, ou maya, signifie non pas irréalité mais réalité relative, ce qui est changeant, transitoire, éphémère. Voir: maya, pasam, Réalité relative, Sankara, Vedanta.
image divine: La représentation du dieu au temple ou à l'autel familial. Il peut s'agir d'une statue en pierre, en métal ou en d'autres substances, ou autre type de représentation. Sanskrit: murthi. Voir: mahadeva, murthi.
immanent: Provient du latin «in + manere», demeurer dans une chose. Terme qui sert à décrire Siva l'Omniprésent, qui existe partout et en toute chose, celui qui demeure dans la Création, et dans chaque aspect, chaque forme, chaque atome de cette Création, sans exception. Voir: Satchidananda, transcendant.
incarnation: Latin: venir dans la chair. Acte par lequel une âme se revêtit d'un corps physique, et surtout humain. L'«incarnation divine», ou avatar, est une doctrine selon laquelle l'Etre suprême prend de temps à autre une naissance humaine pour venir sauver l'homme ou le monde. Cette doctrine est fondamentale à plusieurs sectes hindoues, notamment au vishnuisme, et à d'autres religions. Mais elle n'existe pas dans le sivaïsme. Voir: réincarnation.
Indra: Dans les Vedas, le dieu de la pluie et du tonnère, parfois le roi et chef guerrier des devas. Voir: Agni, Parjanya, Pushan, Vedas, Yama.
Indus: Fleuve, long de 3 000 km qui prend sa source dans l'Himalaya au sud-ouest du Tibet, passe par le Cachemire et le Pakistan pour se jeter dans la mer d'Oman. Donna son nom à la civilisation et à l'empire sivaïte qui fleurissait sur ses côtes entre 3000 et 1500 a.n.è. Voir: hindou.
inhérent: Latin: étant attaché à... Lié d'une manière intime et nécessaire à quelque chose. Qualité inséparable d'une chose, ou faisant partie de sa nature essentielle. En parlant de l'homme, signifie: inné.
initiation: Action par laquelle le précepteur fait entrer quelqu'un dans un nouveau domaine de la connaissance et de la pratique spirituelles. L'initiation peut se marquer sur le plan physique d'une ample cérémonie, ou d'un simple contact physique, visuel, verbal, ou mental. Quelle que soit sa forme extérieure, elle transmet une bénédiction du maître au disciple. Voir: diksha, guru, disciple, dévot.
instinctif: Dans le sens religieux, désigne ce qui se rapporte à la nature instinctive ou animale de l'homme, tels que la jalousie, l'avidité, la colère, la haine, la crainte, la luxure--autant d'automatismes que l'homme non spiritualisé partage avec les animaux. Voir: intellect.
intellect: Faculté de forger et de saisir des concepts, entendement. Capacité à raisonner. Celui qui a l'intellect bien formé peut généralement bien maîtriser ses pensées et sa nature instinctive, mais il peut n'être pas encore conscient des facultés de sa nature superconsciente. Parfois, en matière spirituelle, intellect peut comporter une connotation péjorative. Dans ce cas, cette faculté autrement merveilleuse est perçue comme faisant obstacle aux facultés supérieures du superconscient. Ainsi on l'associe souvent à la nature instinctive comme aspect de nous-même que nous tâchons de transcender. Exemple: «Quand nous agissons mal, et que l'esprit instinctif-intellectuel domine,...» Voir: instinctif.
internes: Terme désignant les activités d'une église qui se dirigent, non pas vers le public, mais vers ses propres adhérents en vue de les assister dans leur vie spirituelle. Activités d'une église, dont le but est de former ses membres, les instruire, guider, et «nourrir» spirituellement, au moyen de cours de religion, par exemple, de réunions sociales, d'assistance personnelle, etc. Voir: externes.
intuition: Saisie immédiate de la vérité sans l'aide du raisonnement. Voir: âme, esprit sub-superconscient, esprit superconscient.
invoquer: Latin: appeler. En religion, appeler Dieu, un dieu, un saint, pour implorer son aide et son secours. Ce que nous appelons l'invocation pendant le puja, c'est le moment où le prêtre appelle le dieu pour qu'il se manifeste dans l'image. Voir: mantra, puja.
Iraïvan: Tamoul: le Divin, Celui qu'on adore. L'un des noms les plus anciens de Dieu Siva. Voir: Kadavul, tamoul.
Isa: Sanskrit: Seigneur, Maître de tout, Supérieur, Tout-puissant, Commandant, Roi. Isa et sa variante, Isana, sont des noms très anciens de Dieu Siva qui se trouvent dans la Rig-Veda. L'un de cinq noms de Siva qui sont surtout considérés comme vénérables dans les mantras védiques. Voir: Aghora, Aja, Tat-Purusha, Vama.
Islam: La religion que fonda Mohammed en Arabie vers l'an 625. Islam implique avant tout submission envers Allah («Dieu» en arabe). Les Musulmans respectent les cinq pratiques indiquées dans le Coran, qui sont les piliers de sa religion: foi en Allah, prière cinq fois par jour en faisant face à la Mecque, donner l'aumône, jeûner pendant le mois de ramadan, et pèlerinage. Islam, qui est actuellement en pleine croissance démographique, compte plus d'un milliard d'adhérents qui vivent surtout dans les pays arabes, au Pakistan, en Afrique, en Chine, en Indochine, en Indonésie et en URSS. Voir Mohammed.
Jaffna: Péninsule au nord de Sri Lanka qui se situe non loin de l'extrêmité sud de l'Inde. Nom du port principal de cette péninsule--environ 700 000 habitants. Forte concentration d'Hindous tamouls et sivaïtes depuis plus d'un millénaire. Patrie de Chellappaswami et Siva Yogaswami. Cette région se nomme parfois Yalpanam en honneur d'un joueur de luth du pays Chola (Inde du Sud) qui vint s'y établir autrefois. Voir: Columbuthuraï, Sri Lanka.
Jagad-achariya: Sanskrit: précepteur dont l'autorité s'étend par le monde entier. Titre que conféra le World Religious Parlement (Congrès mondial des religions), le 3 août 1986, à Gurudeva Sivaya Subramuniyaswami parmi d'autres chefs religieux hindous distingués par la profonde influence qu'ils avaient exercé à travers le monde. Voir: Sivaya Subramuniyaswami.
Jaïnisme: Ancienne religion de l'Inde qui se base sur les enseignements de Mahavira (Grand héros) qui vivait vers 500 a.n.è. Les Agamas jaïnas appuient sur la sainteté de toute forme de vie et établissent des lignes de conduités strictes quant ou vegétarisme, à l'ahimsa, à l'ascètisme et au renoncement. Le but ultime du Jaïn est d'atteindre à la plus haute perfection humaine: se délivrer de toute douleur et de toute attache au cycle des naissances.
japa: Pratique spirituelle qui consiste à répéter un mantra, le plus souvent en un nombre détérminé de répétitions, et en comptant à l'aide d'un mala (chapelet). Voir: mala, mantra.
Jayanthi: Sanskrit: anniversaire de la naissance. Journée où tous les disciples célèbrent l'anniversaire du guru, renouvellent leurs serments et les engagements qu'ils on pris envers lui. Voir: fête.
jiva: Sanskrit: âme individuelle, ou être vivant, ou incarné. L'âme s'identifiant à ses enveloppes extérieures: les corps physique, pranique, astral et mental. Voir: âme, atma, corps éthérique, jivan-mukta, jivan-mukti.
jivan-mukta: Sanskrit: jiva (âme incarnée)+ mukta (âme délivrée). L'âme qui s'est libérée de la roue des renaissances (samsara) tandis qu'elle est encore incarnée. Elle a réalisé le Soi Dieu, et a fini de résoudre tout karma qui aurait pu entraîner une nouvelle naissance. Voir: âme, jiva, jivan-mukti, karma, reincarnation.
jivan-mukti: Etat du jivan-mukta. Voir: âme, jiva, jivan-mukta, karma, réincarnation.
jnana: Dans de nombreuses littératures sur l'hindouisme, jnana désigne une «connaissance théorique de la Réalité». En Saïva-siddhanta il ne comporte pas ce sens du tout, et au contraire, ne désigne que la plus haute sagesse: l'état qui s'ensuit de l'expérience vécue, de la réalisation de l'unité de l'âme et de Dieu. Cette expérience seule donne la connaissance transcendentale qui fait de l'individu un jnani (possèdant jnana). En Saïva-siddhanta, le quatrième et dernier des quatre chemins (marga) successifs de la pratique et du développement spirituels--chariya, kriya, yoga, et jnana. Voir: chariya, kriya, marga, yoga.
jnana-shakti: Sanskrit: puissance de la sagesse. L'une des trois principales shaktis ou énergies de Dieu Siva, par lesquelles il administre les lois divines du dharma par les trois mondes. A part jnana-shakti, les deux autres sont: iccha-shakti (puissance du désir) et kriya-shakti (puissance de l'action). Ce sont ces shaktis que représentent les trois pointes du trident de Dieu Siva, son trisula, le sceptre royal du dharma sivaïte. Voir: shakti.
jnani: Celui qui possède jnana, la sagesse. Souvent, jnani se définit comme celui qui n'a qu'une connaissance théorique de l'ultime Réalité. En Saïva-siddhanta, jnani ne comporte pas du tout ce sens, et désigne plutôt celui qui détient la plus haute sagesse, qui a vécu l'expérience de nirvikalpa samadhi, l'union mystique en Parasivam, ou Réalisation du Soi-Dieu, Réalité absolue, l'aboutissement du yoga-marga. Et encore faut-il que cette expérience soit vécue et revécue à intervalles réguliers et fréquents. C'est cette aborption presque constante en Parasivam qui fait progressivement s'épanouir la superconscience et qui fait le jnani, l'âme qui connaît la vérité en tant que nature transcendante-immanente de lui-même, et qui éprouve son identité à Dieu Siva. Le jnani se nomme aussi parfois Siva-jnani. Voir: jivanmukta, jnana, samadhi, yoga, nirvikalpa-samadhi, Parasivam, yoga-marga.
jeûne: Privation d'aliments qui peut être totale ou partielle. Nombre d'Hindous jeûnent le vendredi, le lundi, pendant une fête--ou en d'autres moments de discipline personnelle. Souvent, ils jeûnent po